Etude sur le sanglier en europe






L’explosion démographique du sanglier en Europe , Juin 2012.

un document à lire et à faire lire !


L’équation « agriculteur, biodiversité, chasseurs » est au coeur du sujet de cette étude

 
Lien de la publication ;
http://fr.calameo.com/read/000440335f962d31ae750



Extrait sur l'agrainage :

Il semble que la pratique du nourrissage puisse être ajustée pour correspondre à une gestion équilibrée du sanglier. Le nourrissage dissuasif est donc tout à fait envisageable à la condition de distribuer de petites quantités de nourriture, de façon très dispersée, irrégulière afin que le sanglier soit obligé de chercher longtemps sa nourriture. En effet, s’il trouve immédiatement du maïs en abondance à un endroit habituel, il va se remplir la panse en quelques dizaines de minutes, puis ira baguenauder dans les cultures pour varier son menu. Dans le cas contraire, s’il est obligé de passer quatre ou cinq heures pour trouver une quantité de nourriture
moindre, il complètera son assiette par ce qu’il dénichera sur place, et réduira ses déplacements. Il convient donc de ne pas se limiter aux traînées de deux cents mètres mais de répandre de la nourriture sur des distances beaucoup plus longues, irrégulières, si possible en changeant de temps à autre les itinéraires, et encore, en interrompant la distribution pendant un jour ou deux. 


Le maïs distribué en traînée sur plusieurs centaines de mètres est préférable donc à celui distribué à partir de points fixes (distributeur automatique). En effet, l’efficacité est moindre sur les points fixes, entraînant notamment des compétitions entre les différentes compagnies et entre adultes et plus jeunes. Les méthodes les plus efficaces selon J. Vassant (1994) seraient donc celles de l’agrainage linéaire, pratiqué sur des chemins forestiers à l’aide d’un distributeur accroché à une voiture, cet étalage de céréales rend plus lente la recherche des grains par le sanglier et permet à plusieurs compagnies d’être nourries.