Point de vue de chasseurs tous horizons...

Commune de Loisey-Culey, Sur le blog officiel de l'Acca.


Rencontrés au cours d'une partie de chasse réunissant des chasseurs opérant dans des sociétés de "bon niveau" tant dans la Marne du coté de Givry en Argonne et Meuse proche, ou de Trois Fontaines, que la Haute Marne nord est, de la Meuse région Ancerville et Commercy les avis convergent tous vers l'avenir à court terme résultant de la fin de saison en demi-teinte voir en berne pour beaucoup.
Les uns évoquent des résiliations, déjà les sociétaires des lots de chasse concernés sont à la recherche de parts mieux adaptées à leurs budgets en baisse, où le rapport qualité prix sera déterminant.
Terminée en de nombreux lieux l'époque des copains, de la solidarité des équipes de chasse, principalement là où l'on paie comme il nous a été précisé plusieurs milliers d'euros la part pour tirer deux coups de carabine à l'année.

Une morale s'adressant aux coupables, ceux levant la main plus haut que celle des autres, persuadés que les troupes ou plus exactement les " gogos" vont suivre.
Ces derniers sont une race en voie d'extinction, aidés en cela par leur âge comme nous pouvons le voir à travers des annonces du genre " chasse vieillissante cherche renfort" financier surtout.

Des chiffres circulent sur les réalisations des uns et des autres avec des variantes sur leur appréciation.

La glandée passée a modifié la donne de certaines chasses, la nature a en fait retrouvé ses droits, une chasse à sangliers c'est d'abord "une forêt à cochons" et c'est quoi ? tout simplement un lieu où les sangliers disposent de nourriture séculaire naturelle et pas de gamelles artificielles désertées un jour ou l'autre tant la brioche est supérieure au pain ranci.

Si les chasseurs dans leur ensemble sont solidaires sur un seul fait : avoir un permis de chasser, pour le reste ils se retrouvent en concurrence permanente entre eux suivant leur forme de chasse et leur dépendance à l'environnement local.
L'un de nos collègues du jour, traqueur chevronné multichasses, nous expliquait que si certaines chasses du coté de Trois fontaines voyaient leurs tableaux diminuer c'était tout simplement du au fait que la chasse centrale avait divisé par deux son taux de prélèvement afin de correspondre aux objectifs définis par la fédération des chasseurs de la meuse.
En vertu d'un principe simple quand vous tirez la trappe de la vidange à la bonde de l'étang, c'est la queue se vidant la première.

La aussi les chasses " parasites " existent, la société " rattentout" les incursions de chiens, sans compter les actes de chasse équivalents à du braconnage de fait, et nous en passons.

Par contre là bas, quand vous souhaitez un bracelet, pas besoin de s'inscrire d'avance, il suffit d'aller au distributeur automatique.

Pour les autres, on paie cash la tuerie des grandes laies, ce chasseur du coté d'Hauteville , qui l'an passé nous contait le nombre de grandes méméres au tableau, sort maintenant son mouchoir pour pleurer, son fusil n'étant plus d'aucune utilité.

Pareil du coté de Commercy, les tableaux n'avancent pas et telle société " sous la goulette " condamnée cette année à tirer un quota de laies ( à partir de 60 kilos) donc en fait des jeunes, a décidé purement et simplement de jetter l'éponge, qui n'en doutons pas sera ramassée aussitot, la nature a horreur du vide, quand bien même il ne soit réaliste.

Dans le secteur Ligny en Barrois, il est évoqué des restructurations visant en fait à fusionner les chasses afin d'en réduire les couts en face de l'évolution galopante des prix de revient et de trouver le bon créneau rapport qualité prix afin de séduire " les clients " le chasseur est devenu un consommateur, bientot il va exiger le remboursement de la différence si en fin de saison il n'en a pas eu pour son argent.

Elle s'approche, les feuilles d'impôts tombent, la prochaine élection présidentielle se pointe, avec peut être et probablement des tours de vis, dans le même temps, les adjudicataires devront faire appel au peuple afin de percevoir les acomptes garantissant le maintien des troupes, lequel risque d'être différé dans l'attente d'y voir plus clair.

Finalement à écouter tout celà et bien d'autres faits, nous nous sommes confortés en nous mêmes, sans doute ne sommes nous pas des " barons" à la hauteur de ces chasses, mais au moins nous tomberons de moins haut si nécessaire, et pour l'heure ce n'est pas le cas, tout simplement parce que notre secteur est composé majoritairement de gens responsables et solidaires, soucieux d'adapter leur action cynégétique au biotope local.