L'agrainage suspendu ?


Au 30 Novembre,

L'interdiction d’agrainer dans certains secteurs prend effet au premier décembre et les commentaires ne manquent pas, tel en témoigne le blog de Loisey Culey :

Cette année, les incantations de notre président totalement oubliées depuis, les prix et le nombre de bracelets à la hausse ont sapé provisoirement le moral des chasseurs meusiens, mais au fur et à mesure des coups de fusils, ils sont devenus sourds.

Pourvu que cela dure et cela durera.
Les amendes et diverses restrictions de tirs fleurissent bon teint.
Objectif : conserver les acquits.
Sans équivoque, nécessaire dans les forêts à bas débit ( moins de 5/7 sangliers tués aux 100 ha) correspondant à 1 voir 2 sangliers 100 ha restant en fin de saison.
Avec équivoque chez les business chasse où il n’est pas question de baisser son niveau de vie.

Des exemples ont été cité où à partir de 60 kilos vidé c’est facturé, et où le bracelet est lui aussi facturé en tout ou partie. Pourtant là on approche plus des 30que des 5/100.
Mais le standing des uns et des autres exige la poursuite du toujours plus.

Au milieu de tout cela l’un de nos amis nous racontait que du coté de l’Argonne, certains avaient épuisé leurs bracelets après renouvellement, signe qu’il y en a dans le secteur.

La fédération devra rebattre ses cartes en fin de saison, le nombre imposé de bracelets, ne correspondra pas aux réalités terrain et pour conserver toute crédibilité devra pratiquer des tarifs très progressifs afin que les petits ne servent à financer les gros.
Si la plupart des chasseurs dans leur ensemble ont pu avaler les pléthores de bracelets, ils peuvent sans aucun doute faire plus.

Une évidence, les dégâts sur semis sont devenus cette année préoccupants, et comme toujours ce sont les ACCA de plaine qui participent alors que les grosses sociétés de bois ne font rien et ne paient pas plus.

Finalement, elles ont raison, à nous chasseurs d’ACCA d’aller les rejoindre et de laisser les plaines à qui veut bien aller clôturer et subir les foudres des exploitants.

La récente interdiction d’agrainer de certains secteurs, une mesurette n’ayant rassuré ni inquiété personne démontre que l’administration sous un faux semblant laisse perdurer une situation concluant à la mise en place d’une industrie de la chasse en Meuse
.

De même, une commande de 8 tonnes de maïs par un président d'ACCA qui ne laisse pas présager la suspension de l'agrainage sur la période désignée par l'arrêté préfectoral.



Comme détaillé, l'exécution du présent arrêté est sous la responsabilité de toutes les personnes auxquelles sont conférés des pouvoirs en matière de police de la chasse. La plupart étant chasseurs, il n'y a pas grand chose à craindre. Aussi quel petit fonctionnaire aurait l'audace de vouloir dénicher un agrainoir dans une chasse de 4000 Ha en y passant sûrement une journée complète et en espérant ne pas se perdre dans le bois ?
Les petites ACCA qui n'ont pas de parapluie commencent à démanteler leurs agrainoirs car connus de tous tandis que les chasses Business ou les grandes ACCA, avec la couverture d'un fauteuil en cuir, se contentent d'un haussement d'épaule et d'un bras d'honneur en persévérant dans le toujours plus.

Le moment viendra ou une question essentielle se posera :
Notre préfet n'a t'il rien compris ? Ou bien au contraire, il a tout compris et dans ce cas , il est plus simple d'être chasseur , adjudicataire de chasse plutôt que d'être Agriculteur respectueux de la terre.