L'AGRAINAGE ET SON HISTOIRE...

Commune de Loisey-Culey ; Blog officiel de l'Acca



L'agrainage.
Dés 1979 nous avions mis en pratique l'agrainage, il avait pour but inavoué d'attirer dans notre chasse, les sangliers des alentours.
Puis l'agrainage s'est appliqué à pratiquement toutes les chasses, pour éviter précisément l'exode vers les lieux achalandés en nourriture apportée par l'homme.
Du moment que tous agrainent, ce n'est plus de l'agrainage mais bien du nourrissage collectif.
Les moyens se sont perfectionnés, des auges nous sommes passés à l'automatique, au linéaire.
Et puis, les chasseurs se sont aperçus que nourrir c'était bien à condition d'avoir des familles nombreuses, la protection des laies est arrivée avec tous les excès connus.
Des forêts vides de tous sangliers de mémoire d'homme, ont vu le prix de leurs locations s'envoler, les plus malins ayant compris qu'en apportant des bennes de maïs allait attirer les excédents des voisins et faire toujours mieux sous couvert de " bonne gestion ".
Cette spirale infernale devait trouver sa limite, mécontentement des exploitants et surtout prix des cours de céréales augmentant le prix de revient de la chasse aux sangliers.
En tant que vieux chasseur, nous ne sommes pas contre l'agrainage modéré, il permet de recenser avec une bonne précision les populations, pouvant être affinée à l'aide des caméras nocturnes enregistreuses genre Scout.
Et bien content de savoir qu'il y en a "un peu", encore que cette année le maïs sec avait un sérieux concurrents ; le gland.
Faut-il interdire l'agrainage ?
La suppression pure et simple de l'agrainage ferme les guillemets, évite les palabres, les faux semblants, les compromis destinés à gagner du temps, les niveaux de prélèvements, la chasse est redevenue la chasse, naturelle.
Ce serait sans aucun doute une mesure facile et naturelle remettant les pendules à l'heure, les forêts à ressources naturelles bien gérées conserveraient leur potentiel, les " bidonvilles" ces forêts rasées par la tempéte, vides de toutes ressources devenues des élevages de plein air en perdraient leur statut.
Ce sont elles causes de tout, tous ravages sont issus des excédents de leur population et des migrations dans les plaines afin de permettre aux suidés de changer de menus.
Maintenir l'agrainage ?
Nous savons qu'il est impossible à contrôler, demander l'augmentation des contrôles fait sourire.
Ce n'est pas de ce coté qu'une solution puisse être mise en place avec efficacité.
Nous retrouvons d'un coté les clivages administrations/fédérations, ce sont ces derniéres qui paient et fixent le prix des bracelets, donc à elles de mettre en oeuvre tous systèmes.
Quels sont les moyens dont dispose l'administration pour " veiller au grain".
Tout simplement en ne publiant le prochain schéma départemental qu'avec des seuils de prélèvement dont elle entend conserver la maîtrise dans le cadre du plan sangliers.
C'est elle, devant pouvoir dire : la moyenne départementale est fixée à 5/100,( chiffre souvent annoncé par nos instances) révisable par ses seules prérogatives en raison des circonstances ( évolution des populations, dégâts etc..) après réunion de la commission ad hoc.
Au-dessus je supprime l'agrainage pour tous , chacun est donc solidaire.
A la Fédération de faire le ménage, tolérer 8 ici , 5 par là, et 2 par ici à l'aide du prix des bracelets et des plans de tirs, dont elle a la main en fonction de la natures des chasses, les bonnes forêts , les forêts désertiques etc..
Le gestionnaire et le gendarme c'est elle.

5/100 c'est tout de même 12 000 sangliers, de quoi réfléchir.
Alors que les gens agrainent, protègent les laies, fassent de l'élevage, donnent du caviar aux sangliers, la vidéo, qu'ils fassent .... en fin d'année le couperet tombe, on entendra des voix ......