L’AGRAINAGE EN MEUSE OU LE RETOUR DE L'AGRAINAGE


Vendredi, 02 Décembre 2011 18:52
logofdc

Communiqué FDC le 02 décembre 2011.


L’Arrêté Préfectoral suspendant l’agrainage est toujours en cours de validité, ce qui implique un maintien de l’arrêt au 1er décembre pour toute la Meuse. La Fédération des Chasseurs et son Président sont cependant intervenus et une Commission Départementale de la Chasse et de la Faune Sauvage s’est tenue le 1er décembre sur ce sujet.

La discussion a été très animée avec des avis et des analyses parfois divergents. Un vote a eu lieu pour émettre un avis.

La décision finale appartient à Madame le Préfet et nous aurons sa décision début de semaine prochaine. Il n’est pas impossible qu’un allégement de la suspension se produise, mais il est peu probable que tous les secteurs de la Meuse puissent reprendre l’agrainage actuellement suspendu. Cette piste fait partie également des réflexions pour notre futur Schéma Départemental de Gestion Cynégétique. Nous espérons, mais il y aura probablement des déçus. Attendons la semaine prochaine.

Le Président

Michel THOMAS




Sur le blog officiel de l'Acca de Loisey-Culey :


Cet article paru dans le site fédéral peut nous laisser le penser :


Les informations sibyllines de cet info : discussion animée, avis, analyses, prévision d'un allégement de la suspension, peu probable que tous les secteurs etc...
Nous conduisent à penser que la vérité nous est pas dite ainsi que les vrais enjeux.
A la fois on nous amorce de tout et rien.
Le fond de l'affaire, nous sommes allés le chercher à d'autres sources hors département, on y joue un peu plus franc jeu, auprès des adhérents.
Ainsi nous avons appris que 23 fédérations auraient signé un appel à la reprise généralisée de l'agrainage sous réserve de quelques points "appelés noir" chez nous.
Nous avons eu le détail des appelants et personne ne sera étonné de voir dans le listing, impliqué notre président fédéral parce qu'au surplus il manie la casquette de vice-président fédéral.
La politique s'en mêle, nous approchons des élections présidentielles, on ratisse large.
Il y eut bien le plan national sanglier, créé au plus fort de la crise, oublié quelque peu ces temps derniers.
Entre temps les populations sont descendues, d'ailleurs, dans la Meuse, à l'initiative de notre président fédéral, lequel à travers de fortes incitations, tir des laies, tir d'été etc... n'a jamais manqué de tirer la sonnette d'alarme.
Aidé en cela l'hiver dernier, par une forte mortalité des jeunes dues aux conditions hivernale.
Cette saison, les laies rescapées ont remis le couvert au printemps, nous avons une population jeune mais très importante.
C'est à dire et nous l'avons constaté lors de l'AG du GIC 45 où chacun a pu s'exprimer, peu de gros mâles, des laies et des jeunes rien entre les deux ou presque, comme on ne se refuse rien, on tire les gros donc les laies , à preuve les résultats affichés, plutôt inquiétants pour l'avenir.
Inquiétante l'est davantage la population de rescapés, pas tirable cette année, source l'an prochain d'une éventuelle explosion démographique, annoncée d'ailleurs par tous les vrais spécialistes.
A lors que vient faire le retour de l'agrainage dans ce contexte, si au surplus des tonnes de glands tapissent les sous bois ?
Vraiment inutile cette année, prévisionnel pour la suite en vue du prochain renouvellement des schémas départementaux.
Sur le fond, l'agrainage raisonnable ne fait de tort à personne, mais très vite il n'est plus raisonnable, les tonnes se substituent aux kilos, considérer que tel peut agrainer et tel ne le peut pas sans règles adaptées constitue un danger potentiel de retour aux erreurs du passé.
Le nombre de chasseurs en baisse, le prix des céréales en hausse, l'augmentation des cultures intensives militent pour la prudence. Dans Plaisirs de la chasse, nous apprenons que le bracelet sanglier est à 185 € dans certains secteurs marnais.
Chez nous en Meuse, grâce à l'artifice de la taxe à l'ha on nous occulte le prix réel du bracelet plus proche de 140 € que des 90 ou 97 annoncés brut de décoffrage.
En réalité, à travers cette orientation, il s'agit du redonner du poil de la bête aux sociétés de chasse artificielles, n'ayant pas de ressources naturelles concurrencées par celles abondantes en glands et faînes.
Et criant misére en ce moment

Comme nous sommes à l'époque des compromis, pourquoi pas assortir l'autorisation d'agrainer aux conditions suivantes :
1- La moyenne départementale de prélèvements sangliers se doit d'être inférieur à un chiffre généralement admis de 5/100 ha de prélèvements soit tout de même 12 000 sangliers annuel et nous avions entendu comme tous notre président fédéral, dire je signe tout de suite à ce chiffre.
2- Sachant que les chiffres sont péréqués, de rappeler toujours dans le cadre de la derniére AG qu'au-dessus de 8/100 ha tout agrainage serait interdit aux sociétés concernées non pas sur une année mais au moins 2 ou 3 pour éviter les effets d'accordéon.

Et de lier les deux termes, de manière à solidariser le monde de la chasse.
Il n'est pas possible en termes techniques fixes, de lier pour 6 ans dans un programme cynégétique l'agrainage.
Les années se suivent et ne se ressemblent pas.

Le Préfet (e) devrait être en état chaque année de pouvoir tenir ce langage :
Mon cher Président fédéral avez vous tenu le ratio de de 5/100 ha sangliers prélevés dans l'exercice écoulé. Question subsidiaire, ce ratio est-il toujours compatible avec l'exigence d'un équilibre des populations, faut-il revoir à la baisse ou à la hausse ?
Oui, et bien donnez moi la liste des mauvais élèves au-dessus de 8/100 ha ( chiffre que vous avez fixé en AG) leur supprimant la première fois pendant un an l'interdiction d'agrainer et trois ans en cas de récidive Quant aux tarifs des bracelets à vous de voir avec eux.
Non, alors désolé ( e) mon cher Président c'est non pour tous.

Perce que dans tout cela, il faudra rajouter une ligne supplémentaire de crédit au poste agrainage, sachant que si l'un le pratique l'autre en sera obligé, sous peine de voir sa chasse vidée, transformant le système en nourrissage général.
Plus de sangliers, c'est aussi plus de budget, alors trouver l'alchimie de l'équilibre n'est pas le plus facile.

Le problème cette année, ne consiste pas à porter des sacs de maïs dans les sous-bois, mais bien de protéger la classe 60/100 pour rééquilibrer les populations, sans céder à la facilité de tirer tout " parce que les gars en veulent pour le prix de leur bracelet, alors de préférence les gros" entendu récemment.
Et si des sacs doivent être déposés, de préférence en protéines, petits pois, cela évitera aux sangliers de les recherche sous les bouses de vaches dans les prairies.