Préparons la chasse de demain 2

Sur le Blog officiel de l'ACCA LOISEY - CULEY.

RÉACTUALISER LES GIC...Une piste à creuser.



Dans le cadre du plan national de maîtrise du sanglier, les GIC peuvent constituer une piste de réflexions et peut être une solution.

Aucun secteur, aucun territoire, aucune chasse ne se ressemblent.

Vouloir décortiquer pour responsabiliser au niveau des détenteurs de droits de chasse, c’est ouvrir la boite de pandore.


Notre association l’ACCA de Loisey-Culey compte 366 ha de bois répartis sur 5 massifs borduriers eux-mêmes sur d’autres versants borduriers d’autres associations et d’autres communes.

Elle fonctionne dans la lettre et l’esprit des ACCA.

Les exploitants et propriétaires forestiers sont membres du conseil d’administration et assistent régulièrement aux séances avec une participation active de tous les sujets relatifs à la chasse et du nécessaire partenariat avec tous les acteurs de l’environnement, pas seulement du tandem principal chasseurs/exploitants mais du tourisme nature tant des habitants que des randonneurs.


La loi est respectée, 2/3 pour les chasseurs et 1/3 pour les propriétaires.

Rien d’ailleurs n’empêche l’un de ces derniers à devenir président, avec toutefois une réserve que les propriétaires non chasseurs membres du conseil d’administration ne sont pas responsables des dettes sociales, l’on verrait mal un président élu à ce titre se dispenser de toutes éventuelles responsabilités dues à une mauvaise gestion.


L’ACCA Loisey-Culey représente à l’échelle réduite, tout ce qui est analysable à plus grande échelle par ailleurs, ainsi cette année elle devra supporter et protéger à l’aide de clôtures électriques 50 ha de mais entourés sur 1/3 de bois n’appartenant pas à l’ACCA.


A elle le travail, aux autres le profit. Enfin ce qu’il en reste, puisque malgré tout dans le cadre de la chasse d’été, il sera toujours possible de récupérer quelque bête noire insensible à l’électricité ou sen approchant de trop prés.


Il sera facile de comprendre qu’en matière de plan de tir collectif de battue, et surtout en termes de dégâts, l’ACCA n’est responsable de rien mais victime de tout.


Le système actuel mutualise les dégâts au niveau fédéral, avec les abus notoires de sociétés « business chasse » faisant supporter aux autres les nuisances de leurs trop plein de sangliers du à un nourrissage artificiel et surtout l’ambiance exécrable engendrée par leurs excès, tout d’abord à travers des acteurs locaux de l’association des Robins des Champs, et ensuite d’autres exploitants n’arrivant plus à supporter le moindre sanglier, par le tam tam engendré autour de lui.


Il est bien prouvé par ce qui précède à l’état de microcosme, que le prédateur a sa cuisine et sa chambre à coucher.


Vouloir taxer l’un c’est se voiler la face et oublier que c’est chez l’autre qu’il faudrait aller quérir monnaie.

Impossible donc de ramener la responsabilisassions au niveau individuel et irresponsable de la diluer au niveau fédéral.


Un échelon intermédiaire serait souhaitable afin de répertorier des communautés cynégétiques de gestion.

En fait il existe déjà :
les GIC ces groupements d’intérêts cynégétiques.

Seulement actuellement des coquilles vides, d’aucune utilité dés lors qu’elles ne disposent pas de l’arme absolue c'est-à-dire : le pouvoir délégué par le Préfet de décider à l’intérieur de son aire d’application d’attribuer les plans de tirs individuels de chaque détenteur de droits de chasse en fonction précisément d’une approche fine de la situation grâce au concours de ces derniers mutualisés dans la responsabilisassions et le financement des dégâts
.


Tous les systèmes les plus sophistiqués ne résisteront jamais au bon sens des acteurs locaux.

Pour ce faire, le GIC se doit d’évoluer vers le système ACCA et ne pas se contenter d’être une simple structure des détenteurs de droits de chasse. Si l’on veut discuter objectifs de sangliers morts aux 100 ha en fonction des biotopes, ou de sangliers vivants pour les plus malins ?? D’agrainage, de populations, de structures des populations pour mieux les réguler, il est absolument indispensable qu’au moins 1/3 des conseils d’administration soient composés de propriétaires et d’exploitants.

Avec une tenue obligatoire trimestrielle de tenue du CA et réajustement permanent de la situation grâce précisément au pouvoir discrétionnaire du GIC de remettre un peu plus de bracelets là où c’est nécessaire et à contrario de reprendre et rembourser des bracelets non utilisés et non utilisables par des sociétés trop gourmandes ou mal évaluées, ou dont tout simplement les populations sangliers ont disparu et que tous ont oublié que le sanglier est un migrateur, il ne vient plus des Carpates, mais 30 kilomètres, pour lui c’est moins d’une heure et en allure réduite.


Délégataire financier,
le GIC devrait aussi fixer le prix des bracelets, y attacher un bonus/malus pour les mauvais élèves à travers le respect d’objectifs précis et du suivi quantitatif et qualificatif des populations.


Subventionner grâce aux produits des malus, la pose des clôtures électriques.

Comme dans tout système, il convient de disposer d’une possibilité de recours direct auprès du préfet si tel ou tel s’estimait victime.


En fait nos GIC seraient les régions décentralisées.