Il y a loin de la coupe aux lévres ! ! !

LOISEY-CULEY

BLOG OFFICIEL DE L'ACCA

GROS PLAN de GIBIER DE LORRAINE sur le site d'ATTON


PLAISIRS DE LA CHASSE page 68 du mois d'août 2010 N° 697 sous la signature de
J.-M.T développe un article sur la filière venaison en Lorraine .

Se procurer cette excellente revue cynégétique et lire l'article concerné, permet de recentrer le débat sur cette expérience.

Nous avons observé que 1700 carcasses avaient été traitées pour une capacité potentielle de 10 000.

Il en était prévu 3500 environ la premiére année.

La moitié des prévisions.

En tant qu'ancien décideur financier, la première démarche nous concernant, consiste à se procurer les résultats de la dite société pour évaluer tout d'abord ce que nous avions estimé et publié à sa création et d'en constater aujourd'hui le suivi, afin de juger notre analyse premiére à tort ou avec raison.
Et avec raison semble-t-il.

Très facile maintenant, un clic et vous savez tout sur Internet, voici donc ce que chacun peut lire :

ENTREPRISE

Dénomination
GIBIER DE LORRAINE

Adresse du siège
62 AV DU GENERAL DE GAULLE
55190 PAGNY SUR MEUSE


DIRECTION / CONTRÔLE

President
Patrick MASSENET


IDENTITÉ / ACTIVITÉ

Forme juridique
SAS

Capital
117 500

Immatriculation
12/2008

Activité (APE)
1089Z - Fabrication d'autres produits alimentaires n.c.a.

Etablissements
1

Procédure collective récente
non

ÉLÉMENTS FINANCIERS

Exercices clos le 31/05/2009

Chiffre d'affaires 70 051 €

E.B.E. -66.86 %

Résultat net -45 683 €

Avec un capital social de 117 500 € un chiffre d'affaires de 70 051 €, une perte de - 45 683 € il semble que la messe ( de Saint Hubert) soit dite.

Évidemment, avec de pareils résultats, il convient de travailler l'avenir, aussi l'auteur de l'article nous apprend qu'une directrice commerciale vient d'être recrutée....

Bon courage.

Peut être faudra-t-il envisager un appel au peuple pour reconstituer les fonds propres engagés sur une planche savonnée.

En général, c'est le scénario classique en attendant meilleure fortune.

Si l'idée présidant à cette création se voulait généreuse, c'était sans compter qu'elle surfait sur la vague du tout sanglier et surtout du tous excès.

S'assurer de la matiére premiére à traiter mais aussi et surtout des débouchés.

Une bulle " financière sangliers"
Les chasseurs ne sont pas en général de brillants gestionnaires de leurs affaires personnelles quand il s'impliquent trop dans celles de chasse.

Au cours de notre long parcours les exemples ne manquent pas

Il était facile de prévoir que les agriculteurs mais aussi les associations écologiques et ensuite le gouvernement ne pouvaient laisser perdurer les élevages de plein air pour satisfaire des amateurs de ball trap de gibier vivants procédant sous ce couvert à l'abattage

Pour ces gens là, il y a les parcs de chasse, tout est clôturé et aucun dommage n'est causé à autrui, on n'y vit pas sur le dos des autres.

La suite de " cette bulle" était prévisible, mais occultée par nombre d'irresponsables dirigeants de sociétés de chasse, trouvant la moyen de flatter dans le sens du poil leurs actionnaires.

On allait pouvoir tuer du sanglier à gogo, vu que la vente de la viande était assurée, bien payée et en retour permettait de financer la chasse et d'en augmenter encore plus les capacités de production.

Un genre de " colonialisme et d'esclavage des temps modernes" les " exploitants agricoles remplaçant les négres de jadis" .

Vivre en squatter au détriment des autres. Rien de plus.

Lesquelles sociétés assez nombreuses devaient exploser par l'alourdissement des budgets dus aux inévitables coûts des bracelets occasionnés par les trop nombreux dégâts de sangliers.

Cela ils " n'y avaient pas pensé, pourquoi pas".

Ce faisant, ils ont entrainé dans leur chute les petites sociétés, heureuses au début de la bonne aubaine, mais dépitées au moment des factures.

En général dans les affaires on ne mélange pas les genres, si un particulier voulait se lancer dans l'aventure pourquoi pas, l'encourager peut être , mais rien de plus, fallait-il que sous couvert d'une fédération et de son président il faille s'engager dans cette nébuleuse ???

En Meuse l'inflation sangliers semble maîtrisée pour l'instant.

Notre président tient ferme la barre, les seuils objectifs sont fixés et le doigt pointé sur les amateurs de 10 et + aux 100.

Vitesse limitée.

Lui sait que nombre des adhérents ont eu des difficultés à "digérer" les malus et nombreux sont ceux ravis, d'avoir des plans de tir à la baisse à la suite de la réduction des pléthores de bétes noires.


Les gros pourvoyeurs de carcasses, ont bu la tasse, les résultats des plans de tir étant parfois de 50 % au prévu, des annonces passent pour trouver des actionnaires, des demi, des quarts et même à la journée.


Au mieux, on tend le dos.

La crise économique en rajoute à la crise du " sanglier"

Cela sent le roussi.


Il faut se pincer pour ne pas rire, de lire que le tir d'été constitue un débouché appréciable.


Quand nous tirons un sanglier l'été : généralement c'est une bête rousse, à la nuit tombée, une température élevée, éviscération rapide dans le bois, coupé en 4 morceaux remis derechef pour éviter que la viande ne tourne, aux exploitants agricoles pour leur mettre en évidence que nous protégeons leurs mais, un geste apprécié, et atténuateur, quant au gros màle il sent tellement mauvais, et la laie pour le vrai chasseur ?? alors faire 130 kms le lendemain, pour 30 à 40 € !!!! pas sérieux s'abstenir.

Le business c'est le business.


Les chasseurs doivent se limiter à la chasse.

Laquelle se doit d'être un plaisir, ne pouvant se confondre avec une trop généreuse abondance, signe annonciateur de lassitude et de dépit quand la source se tarit quelque peu.

Les industriels s'occuper du reste.
Nombre de ceux ayant tenté l'aventure ont "calé".

Des sociétés de chasse attendent encore les paiements.