Le sanglier reviens, la nervosité aussi

16 Août 2010,


Avec la pluie, les sangliers, discrets jusque-là, réapparaissent, parcourent la plaine et ne manquent pas de laisser les traces de leur passage quand ils trouvent un secteur appétant.

Le fait de voir des laies suitées, les taches noires d'herbe retourné sur les pâtures après une période de dégâts sur céréales pour certain n'encourage pas le calme des agriculteurs ; une faible mobilisation des chasseurs dans le tir d'été à l'affût encore moins.

Cependant, ne cédons pas à la tentation et soyons digne de notre association. Le temps n'est plus aux actions coup de poing et aux actes illégaux ; nous devons utiliser les moyens déployés par la préfecture, la DDT et la FDC55 tel que le tir d'été, l'intervention des louvetiers, le droit de chasse dans les maïs dès le 15 août, des moyens malheureusement faibles notamment le tir d'été par le manque de mobilisation des chasseurs et il nous appartient de le signaler si toutefois nous avons testé les outils.

L'administration de la chasse et les chasseurs veulent et savent faire pour avoir du sanglier pendant la période de chasse. Ils y emploient des moyens économiques et humains considérables sans aucunes contraintes sanitaires, alimentaire ni démarches de suivi parce que "c'est un animal sauvage".

Avec cette politique, parler du sanglier comme un animal sauvage est une solution de repli pratique pour n'être inquiété d’aucune responsabilité. Aussi, le système d'indemnisation mis en œuvre par la FDC n'est plus adapté au préjudice causé et ne suffit plus pour entretenir l'équilibre et une relation durable entre chasseurs, administration de la chasse et le monde agricole. Après la PAC et son évolution, la conditionnalité, les normes environnementales, les règles changent. Le monde agricole doit s'adapter et son autonomie baisse à chaque réforme.
Le monde de la chasse doit s'adapter aussi pour entretenir le partenariat "agriculteurs - chasseurs".

Dans de telles conditions de maîtrises des populations, l'administration de la chasse et les chasseurs, notamment ceux qui ont le permis de chasse meusien et résident dans les départements limitrophes, doivent être responsables de leurs animaux toute l'année et ils leurs incombent de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour éviter les dégâts sur terrains d'autrui au même titre qu'ils savent assurer l'agrainage et gérer les troupeaux pour le maintien des populations.

Comme les clôtures électriques sont un bon moyen de prévention sur cultures de maïs , la prévention des dégâts peut se faire sur les pâtures et les céréales si chacun prend ses responsabilités.