Laies gestantes en été

LOISEY-CULEY

BLOG OFFICIEL DE L'ACCA


Laies gestantes en été !!!


Plusieurs correspondants et nous –mêmes le constatons, observer des laies suitées de marcassins de quelques jours est possible en période estivale.

Bien mieux, certaines sont prêtes à mettre bas et vont concourir à poser des problèmes aux chasseurs au moment des battues.

Pourquoi ce dérèglement ? traditionnellement le rut avait lieu en novembre, les mises bas 4 mois plus tard environ c'est-à-dire mars/avril pour des jeunes pouvant être prélevés en saison

Il ne s’agit pas d’un facteur lié aux chasses traditionnelles opérant en milieu ouvert, puisque de bonne source le phénomène est constaté en « forêts clôturées » . Là où tout s’explique et peut mieux se comprendre.

Le sanglier est un animal fantastique sachant s’adapter à toutes circonstances y compris la disette et la sécheresse sans oublier l’urbanisation.

Indiscutablement par l’agrainage le chasseur a contribué à l’amélioration des conditions de vie de l’espèce pour en tirer meilleur profit la chasse étant venue, mais il ne s’agit que d’un petit plus, n’oublions pas qu’il y a peu prés de 40 000 sangliers campaient autour de Moscou et là bas, l’agrainage connait pas, peut être en ce moment les flammes, et 5000 dans les rues du proche Berlin.

Les modes d’exploitations agricoles y ont contribué malgré elles, les dégâts de gibier ont été favorisés par la culture intensive d’espèce végétale appétantes.

Supprimer les chasseurs et leur agrainage, ne serait ce que quelques années, il y aurait invasion de bêtes noires.

Pire que les rats.

Le chasseur responsable a donc un rôle à jouer dans ce système. Malheureusement beaucoup chassent à l’aide de clichés anciens et sans réelle connaissance que celle de leur gâchette si possible avec 3 coups.

Nous risquons faute d’y prendre garde de subir à nouveau et très prochainement des surdensités totalement imprévisibles et inacceptables.

La pression de chasse doit s’organiser en conséquence.

Pour ce faire l’inventaire permanent du territoire s’impose, aussi vrai qu’un commerçant réglant ses stocks en fonction de ses ventes.

Un objectif de densité acceptable par le milieu ambiant ( plaines, bois, mixtes) défini en partenariat avec les exploitants locaux. S’il arrive que certains souhaitent l’option zéro ce qui est parfois le cas, les ignorer semble être la bonne solution, car le chasseur demeure avant tout un chasseur, et s’il doit venir à une réunion la corde au cou, il sera vain et justifié de l’attendre longtemps.

S’il y a donc une espèce en voie de disparition c’est bien le chasseur et surtout pas le sanglier.

Une argumentation dont la principale organisation d’exploitants ROBINS DES CHAMPS semble avoir pris conscience, après s’être fait racoler fort opportunément par les associations anti-chasse et antitout.

A ce jour cette association semble avoir compris que l’on ne pouvait éradiquer le sanglier sans le chasseur, et que la garantie d’une gestion du premier passait par le second.

Aussi avait –elle défini un seuil de 3 sangliers vivants aux 100 ha après saison de chasse pour prix d’un compromis exploitants/chasseurs.

Nous le savons certaines équipes de chasse à la recherche du toujours plus , ont multiplié par plusieurs chiffres ce ration élémentaire, concourus pour certains à la création d’une usine de traitement dont finalement ce château de cartes commence à chambouler, parce qu’un jour la finance et rien quelle vient à bout de toutes les mécaniques

La Meuse département de pointe du développement sanglier a mis un sérieux coup de frein, nos instances fédérales ayant su à temps réagir devant la faillite annoncée des équipes de chasse, plombées par des nombres et couts de bracelets impossibles à digérer

Qu’il soit permis de remercier Michel Thomas le président fédéral des efforts déployés pour convaincre les uns et les autres de revenir à des notions raisonnables de densités, et d’avoir prévu et prévenu de leurs conséquences.

Mis en place avec l’aide de son conseil d’administration des objectifs assortis de sanctions financière.

Désormais, pour maitriser le coût fédéral, il a le doigt sur le bouton, celui qui actionne les attributions complémentaires, coup de pouce ou coup de massue, destinés à ceux qui par ce biais paieront en fait jusqu’à 50% de plus le prix du bracelet, la part des inutilisés. Manière de leur montrer le bon chemin.


Un langage codé financier finalement pas très éloigné des associations d’exploitants, regrettons seulement que celles-ci n’aient pas compris à temps pour entreprendre et maintenir un dialogue, que le sanglier quel que soit son angle de vision restait pour le chasseur un animal respecté, différentes caricatures ne pouvant plaire à juste titre.

Tout comme si vous souhaitez entretenir de bonnes relations avec un croyant et pendiez entre temps son prophète en effigie.

Le tir d’été bien pris en compte répond au fait d’inventorier son territoire avec la motivation pour le chasseur de lui permettre de sortir son fusil en période estivale.

L’agrainage, mais oui, aide beaucoup en évitant les sorties en plaine au moments cruciaux mais par l’analyse des pieds au bas des agrainoirs et des consommations d’évaluer, nombre, poids, sexes.

Reste à savoir, que va-t-il se passer ???

Indiscutablement, le temps entre deux gestations semble être passé de 7 à 6 mois pour une grande partie des laies y compris de celles de poids affirmé.

Une nourriture abondante naturelle et artificielle en est cause.

Dés lors, la connaissance la plus précise des populations sangliers s’impose pour éviter le dérapage.

Le chasseur ne tirera pas sur une laie prête à mettre bas ou suitée et pas davantage sur les marcassins. Chasseur peut être, mais humain et respectueux avant tout.

C’est donc l’inflation garantie, si des efforts importants ne soient accomplis tant dans la morale cynégétique que la réglementation.

Le problème étant que si vous tuez la laie, et que les petits soient en état de vie indépendante, favorisée par une nature de moins en moins hostile, ils passeront à travers les mailles des chasseurs, les jugeant peu rentables au coup de fusil et vont constituer quelques mois plus tard à leur tour l’accélération du cycle.

Il existe bien le remplacement des jeunes à travers des quotas.

C’est insuffisant, il faudrait pouvoir toute l’année et en plaine ou en bordure seulement, tirer en franchise de bracelets, tous sangliers de moins de 30 kilos dits bétes rousses.

Rattraper le coup financier de cette mesure sur les bracelets de + de 30 kilos.

Déjà quand les laies verront leur progéniture se faire « arroser de grenaille » et voir leurs effectifs fondre, elles s’en retourneront dans des lieux plus fourrés.

Puisqu’il n’y a plus de saison pour la reproduction, il ne peut plus y en avoir davantage pour la période de chasse.

Certains, rétorquerons que cette évolution favoriserait le braconnage, pour l’espèce s’agissant d’animaux en franchise où est le problème ? Pour les autres gibiers : les gardes sont là pour y remédier.

En fait les lieutenants de louveterie ont déjà la possibilité d’effectuer ces tirs.

Pourquoi pas faire assermenter plusieurs chasseurs par équipe de chasse et dégager ainsi des garanties formelles et multiplier d’autant l’équivalence des lieutenants de louveterie, à la différence que les uns œuvreraient sur le territoire de leur société et les autres sur leur aire de commission.

Il existe déjà les gardes particuliers assermentés de sociétés de chasse.

Il n’y a pas de mystère, se le nombre de laies est supérieur à la norme, il faudra bien en « casser » la nature produisant du 50/50 les tableaux devront y correspondent.

La réglementation pour y obliger.

Maintenant avec 2 ou 3 sangliers 100 ha en fin de saison, bien géré cela peut tout de même s’afficher entre 5 et 15 sangliers à prélever aux 100 ha toutes pertes et immigrations confondues.

Il y encore de la marge ou un coup de tournevis si nécessaire.


Et aussi place au dialogue et à la concertation.