"La FDC55 rencontre Mme Desprez..."

Sur le blog de l'acca de Loisey Culey,

L'actualité sur le fond de la suspension de l'agrainage en période hivernale sur le département...




Laissé par : Guerber alain aujourd'hui à 15h32




"La FD55 rencontre Mme Desprez..."


Comment se dire favorable à la régulation de la surpopulation des sangliers et contester (et même attaquer en justice) toutes les mesures instaurées par la préfecture.


Pourquoi ne pas accepter les choses et peut-être qu'au bout de deux ans, la souplesse reviendra.
La raison est peut-être là...


Arrêt d'agrainage dit moins de sangliers - si moins de sangliers , moins de chasseurs "étrangers" et pas n'importe les quels, ceux qui alignaient des grosses sommes d'euros en action de chasse - au final , budget de la société en péril malgrés les économies d'un agrainage en moins ...

Ouh-là, Mais où va la chasse ?!!!
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Alain Guerber est le Président de l'Association Robin des champs, nos lecteurs ne le savent peut étre pas tous, il est utile de le rappeler afin de pouvoir objectivement apprécier les événements actuels, les réactions de chasseurs, mais aussi ceux de l'autre partie prenante les exploitants agricoles victimes des dégats occasionnés par des surpopulations de sangliers.

En la circonstance, nous présumons qu'il s'adresse indirectement à notre Président fédéral Michel Thomas, par ailleurs Vice-président de la fédération nationale des chasseurs.

Le BLOG a publié l'article de presse, dés sa connaissance, puis établi divers commentaires n'ayant sans doute pas échappés à nos lecteurs.

Il est lu également un peu partout, s'appuyant généralement sur les échos des loges de chasse, où par le biais des invitations, se colportent nombre de points de vues partisans ou non, c'est selon.
Nous avons "rebattu" nos cartes avec les extraits complets de l'arrété préfectoral ainsi que le point de vue officiel de la Fédération meusienne.

L'article était un peu court et permettait diverses extrapolations.
Nous donnerons notre point de vue de chasseur de base, président d'ACCA.
Trés proche de nombreux responsables de chasse nous ayant exprimé leur ressenti.

Nous rappelerons qu'il existe "une bible " intitulée le Schéma Départemental de Gestion cynégétique 55
Chacun pourra commencer à consulter le dossier en cliquant.link
http://www.fdc55.com/fichier_web/missions/SDGC55.htm

Tout se tient dans son interprétation, notre Président est bien partisan d'une limitation des possibilités de prélévements limitée à 8 sangliers aux 100 ha et de ramener toutes les chasses " à haut débit " y parvenir soit par des contraintes financiéres ou techniques sous la forme de distribution importante de bracelets ce qui en termes financiers revient au même.

Il l'a dit et l'a écrit.
Mais il a un conseil d'administration, nous sommes en démocratie, ses administrateurs ont leur mot à dire, rien de plus normal.

Ils estiment qu'un contrat le SDGC55 existe, il doit être respecté, il ne l'est plus avec l'arrété préfectoral selon eux, donc ils le contestent devant le Tribunal Administratif.
Respectueux des institutions, nous devons être tous d'accord sur le principe.


Sur le fond :


Le schéma dit :

Article 1 – Le schéma départemental de gestion cynégétique, annexé au présent arrêté, est approuvé pour une période de six ans à compter de la date de signature du présent arrêté, étant rappelées, dans les articles 3 et 4 ci-dessous, les dispositions particulières applicables en matière de sécurité et d'agrainage.

Article 2 – Le présent schéma départemental de gestion cynégétique qui s'applique sur l'ensemble du département de la Meuse est opposable aux chasseurs, aux sociétés, aux groupements et aux associations dehasse qui exercent leur activité cynégétique
Mais il dit aussi :

Article 5 – Agrainage du sanglier :

Au regard du Chapitre D "Pratiques de l'agrainage du sanglier" du schéma départemental de gestion cynégétique, les dispositions suivantes sont désormais applicables dans le département de la Meuse :

1. Conditions Générales :

L’agrainage correspond à un apport artificiel de nourriture destiné à maintenir les populations à l'intérieur des massifs boisés dans un but de dissuasion et de prévention des dégâts. Les cultures spécialement implantées en faveur de la faune sauvage (cultures à gibier, jachères faune sauvage,
etc.) ne sont pas considérées comme acte d'agrainage.
Et de lire la suite en consultant le SDGC55 sur le web.

En raccordant les termes de l'arrêté préfectoral et ceux de l'article 5- tout se joue sur une note d'interprétation de l'idée d'un apport artificiel en vue de maintenir les populations à l'intérieur des massifs boisés dans un but de dissuasion et de préventions des dégats.


L'arrété préfectoral nous semble bien motivé.

L'agrainage en forêt l'hiver, n'est en fait que du nourrissage.

Contraire à l'esprit de l'article 5.
Sur le fond, malgré les demandes répétées de notre président, aucune des sociétés incriminées, causes de la situation actuelle, n'a démontré le moindre signe de bonne volonté, l'agrainage/nourrisage continue, les amendes aussi, pour faire face on augmente le nombre de chasseurs afin de conserver le même prix aux parts.
Il n'y a donc rien à espérer, d'elles, la suppression temporaire de l'agrainage doit être perçu comme un début de réponse à une crise qui perdure.

En outre nous reprochons au systéme de permettre récupérer le gibier des petites chasses de plaines, désertées à l'automne, suite à l'ouverture de la chasse, pour cause de l'absence de retenues suffisantes et de grands espaces, afin d'assurer la quiétude du gibier.
L'intérêt des uns n'est pas nécessairement celui des autres.
Ces grandes chasses ne dissuadent donc rien.
Pas plus qu'elles n'assurent aucune prévention.

Elles organisent à leur avantage la faune sauvage, grace à l'agrainage, et ne concourrent à aucune prévention tant l'hiver que l'été.
Ce sont les sociétés de plaine assurant la dissuasion et la protection.
Nous ACCA de Loisey-Culey, savons de quoi on parle.

Nous avons compté plusieurs dizaines de sangliers dans les plaines cette saison, ils arrivent dans les 15 jours suivant la clôture de la saison de chasse et à quelques jours des semis de mais, que nous protégeons avec des clôtures électriques.
Nous avons du effectuer des " battues à blanc" hors chasse, car malgré tout les sangliers cassaient les fils, ensuite pratiquer le tir d'été avec succès ( moitié de notre quota annuel) et après quelques chasses,plus un seul sanglier, ils ont tous déguerpis et reviendront sans doute pour ceux qui restent, en général les laies, à nouveau au printemps.

Une autre observation, comme tous, nous aussi on pratique l'agrainage, le vrai avec quelques kilos par jour, cette année, les sangliers vus n'y allaient pas tous ( heureusement pour notre modeste budget) , preuve qu'ils ne les connaissaient pas, venus d'ailleurs uniquement pour les maïs.
Pis encore, et nous l'avions dénoncé auprés de la DDA de l'époque, nous avons supporté des bracelets supplémentaires pour financer des dégâts dans notre commune pour des sangliers nomades.
Un racket au nom de la solidarité qui nous reste encore en travers de la gorge.
Notre analyse n'est donc pas de circonstance.
Encore cette année, chez nous le bracelet vaut 70€, dans les "business chasses" de Commercy par exemple, le prix d'ami étant de 63 €.

L'injustice.

La stratégie des nourrisseurs de grandes chasses est donc nocive. Surtout qu'en protégeant les laies à coups d'amendes parfois salées + de 300 € piéce, ce système fait en sorte qu'au printemps ces laies disposant d'une bonne mémoire, épargnées à ce titre, vont aller mettre bas et se nourrir dans les plaines pour y ripailler jusqu'à l'automne après la pousse des colzas et recommencer le cycle.

Nous sommes partisans de la suppression intégrale de l'agrainage, dans toutes forêts n'ayant aucun point d'appui en plaine et ne pouvant justifier de ce fait d'une dissuasion ou d'une protection quelconque.
La forêt doit pouvoir nourrir son gibier à travers ses ressources naturelles, et s'il n'en existent pas, doivent rester en l'état et se diriger vers le gibier de base comme le chevreuil.

Grace à l'agrainage/nourrissage, des forêts n'ayant jamais eu de sangliers de mémoire de chasseurs, sont devenues les records de la chasse en Meuse.


Un compromis pourrait peut être éxister sous la forme d'un pacte volontaire de limitation des densités ramenée en termes de prélévements en dessous du niveau établi par notre président.



Un courrier responsable.

Mais comme tout compromis, il permet de gagner du temps, là où il n'en reste plus. Fixer des objectifs avec une " carotte" permet de sensibiliser.
Si ces grandes chasses prétendent nous la jouer en effet dissuasif, le meilleur moyen pour elles de prouver cette volonté étant de " cartonner à gogo" tous sangliers chez eux, il en restera toujours assez pour nous qui ne sommes pas exigeants.
Mais pour être logique avec notre raisonnement, nous sommes partisans de permettre un agrainage modéré à toutes sociétés ayant un point d'appui de plaine et justifiant de mesures complémentaires obligatoires : le tir d'été et la clôture électrique. Cette dernière n'est pas toujours la panacée, bien entretenue c'est quand même efficace.
Techniquement, l'agrainage dans ces conditions ne peut se transformer en nourrissage, car les premiers frimas venus, le cycle recommence, c'est la migration.

De plus, pendant que les sangliers s'amusent à rechercher les grains de maïs, aller d'un agrainoir à l'autre, la nuit est terminée.
Concernant les cultures à gibier, l'arrêté préfectoral a tout faux, il n'est pas considéré comme agrainage, au surplus dés maintenant tout est tombé, donc arrêté sans effet pratique.
Quoi qu'il en soit, suivant décision de justice, un nouvel arrété succédera à celui qui serait éventuellement cassé, la suppression de l'agrainage/nourrissage s'inscrit dans l'exécution des plans visant à réduire les populations de sangliers.

La clé se trouve bien plus surement du coté de la caisse fédérale, qui devra prendre en compte les prochaines hausses des matiéres agricoles, ce qui fait qu'à données de dégats constantes le montant pourrait grimper de 70%, cela concerne également les "nourrisseurs" eux aussi auront 70% à prévoir en + dans leur budget agrainage.

A n'en pas douter, il y a des personnes satisfaites de cette interdiction temporaire, elles ne l'avouent pas , ce sont de réelles économies.