Ballistique à corriger d'urgence

Réaction sur l'action "des chasseurs" du 07 janvier 2011...

Sur le Blog officiel de l'Acca de Loisey Culey






Samedi 8 janvier 2011
Ballistique à corriger d'urgence


Notre président, a fait de l’agrainage son cheval de bataille.
Nous ne pensons pas qu’il ait choisi « le bon tir » afin redonner « la main » à la fédération qu’il préside, les commentaires entendus ici et là vont tous dans le même sens, il a bel et bien perdu cette main au bénéfice conjoint de l’administration et de l’ONF réunies.
Evoquer la signature de 3700 personnes dont la plupart ont signé sans rien y comprendre, sera à l’évidence considéré comme non valeur.


Notre fédération si elle n’entend pas devenir un simple guichet devra effectuer « sa révolution culturelle » pour rebondir.


En affirmant avoir pris le problème à bras le corps des surpopulations de sangliers et de leurs inévitables dégâts, en distribuant en 2009 : 25 000 bracelets alors qu’il n’en a été tué que 19 000 soit   6 000 de moins.


Tout comme 20 000 distribués l’an passé et au final 15000 tués. ( chiffres arrondis dont le détail est consultable sur le Blog)
La fédération en apparence, a sans doute réalisé une bonne affaire sur le plan financier, mais elle pouvait « vendre » moins de bracelets et les afficher plus cher parce que 40 % de bracelets en plus pour rien c’est en fait 40 % plus cher.


Vendre des « bracelets » non réalisables n’étaient donc pas la bonne solution.




>Elle a tout simplement spéculé sur la bêtise humaine : société chasse = centaines de bracelets cherche actionnaires ( se munir d’un sace de cartouches) la suite ….
En plus c’était se créer des objectifs artificiels utilisés fort opportunément par l’administration et l’ONF.
L’agrainage dans tout cela n’est qu’un élément accessoire, un hochet, puisque supprimé depuis maintenant un bon mois, les effets réels et prolongés ne sont pas pour tout de suite, au surplus les populations sangliers semblent en baisse
En ce domaine la fédération a fait fausse route en voulant soutenir des chasses situées dans les zones à points noirs, et totalement occultées les réalités ainsi que les bonnes orientations.




Il était inévitable que l’Administration règle le sujet en généralisant, avec un atout imparable : la fédération se reconnait le droit de modifier le schéma départemental de gestion cynégétique, elle se doit de reconnaitre s’être obligée de limiter à 12 000 le nombre de sangliers tués pour un budget de      1 000 000 €.


Ne réalisant pas, ses propres engagements objectifs, quoi de plus normal que l’administration le lui rappelle.


L’ONF va enfoncer le clou :


Nous avons pris connaissance d’une lettre envoyée aux adjudicataires ONF dont le contenu personnalisé, signifie ce que désormais les dits adjudicataires vont devoir appliquer : des objectifs précis de prélèvements maximum aux 100 ha, pour le sanglier en priorité mais également pour les espèces chevreuils et cerfs, suivant les différentes chasses.


Le comptage des animaux vus et tués.


L’ONF parle d’un taux de réalisation insuffisant en novembre.
Nous avons lu des taux mais si la lettre se veut personnalisée , il est possible que ce taux soit variable.


En tout état de cause elle demande des efforts de prélèvements, ne parle pas du tout de l’agrainage, mais pour ceux doutant de ses bonnes intentions, rappelons qu’ils ont intérêt à bien lire le cahier des clauses générales.


A bon entendeur , nous a semblé la conclusion, puisque déjà rendez vous est programmé.
Dans tout cela, nous regrettons très vivement, et nous l’avons évoqué depuis plusieurs années, que la fédération ne s’oriente vers des objectifs de prélèvements aux 100 ha par biotope, afin d’obtenir la moyenne départementale fixée à 5 sangliers tués aux 100 ha.




En bref qu’elle se donne les moyens d’appliquer ses propres critères et qu’au lieu d’une pluie de bracelets, elle surfacture très sévèrement leur prix, dés lors que les objectifs fixés étaient dépassés.




Ainsi, la chasse X ayant un biotope moyen pouvant accepter 7 sangliers aux 100 ha de prélèvements, réalisant du 15/100 : le prix du bracelet doit doubler voir tripler.


A l’adjudicataire concerné, de mettre la pédale sur un « agrainage excessif » et de taper dans les machines à produire, pour réajuster ses populations à la baisse.


Si on ne cogne pas fort, rien ne bouge, à l’image de ces 2000 bracelets « donnés » pour encourager les heureux bénéficiaires à tirer afin de réduire leurs populations à moindre frais.


Les bracelets sont allés à la poubelle, les populations n’ont pas baissé, mieux elles ont augmenté.


l’ONF pour ce qui la concerne et nombre de chasses meusiennes sont concernées, a pris la gestion visuelle du gibier en mains. Elle en tirera ses conclusions, relatives puisque les privées et communales lui échappent.
EN 2011 les moyens informatiques ne manquent pas, quoi de plus simple mettre en ligne un programme simple mais lisible d’un coup d’œil, genre d’accessibilité CPU et en aucun cas son usine à gaz .


Chaque jour de chasse, dans toutes chasse il y au moins un potache de l’informatique ( à moins que dans certaines, on en soit encore à l’âge du bronze) en fin de journée , un clic sur le site fédéral, remplir sa case, mieux que l’ONF pour lui reprendre la main,le vu c’est quoi en prévisionnel = ZERO.


Vu un sanglier ? c’est quoi un sanglier ? largement insuffisant.


Plusieurs colonnes pour l’étagement des poids et sous colonne les sexes ( si l’on peut, une laie avec 6 marcassins s’inventorie), permet par recoupements au fil des battues de la dite chasse, mais de toutes les chasses environnantes et de tout le massif ( le gibier circule) et finalement de tout le département à travers l’évolution ce qui est vu et de ce qui est prélevé d’établir une synthèse automatique très proche de la réalité afin de simuler des projections.




Dans les paramètres, il sera nécessaire d’évaluer la progression des poids, le marcassin de novembre n’a rien à voir avec celui de fin février.


Tout comme le 40 kilos de septembre, s’il n’est pas tué terminera à 70 kilos en février.


Voila un véritable travail fédéral, une mine d’or pour rester crédible.


A travers cette extrapolation, il ne faut pas occulter les enjeux : le nombre de bracelets crédibles et acceptables, le montant des dégâts sangliers, le prix du bracelet sec sans le détour de la taxe à l’hectare.


Des chiffres accessibles à tous en synthése et avec des courbes de projections


Si demain notre fédération se présente à une table de négociation avec un tel inventaire, elle aura fait mouche.
Et justifié sa mission, gérer en temps réél et avec des chiffres réévalués en permanence