Une analyse pertinente de la situation du sanglier en France, de Charles de Gevigné

                                           Le Forum Chasse et Chien

MessagePosté le: Ven 4 Nov 2011, 19:49 Sujet du message: La gestion du sanglier Répondre en citant

Une analyse pertinente de la situation du sanglier en France, de Charles de Gevigné


Le problème spécifique du marcassin

Depuis les trente dernières années, les populations de sangliers ont augmenté d’une façon exponentielle sur le sol français. De 36.000 sangliers tués en 1974, nous sommes passés à plus de 320.000 actuellement, soit presque dix fois plus. Ces chiffres spectaculaires servent souvent d’arguments au monde de la chasse pour démontrer à l’opinion publique et à ses opposants que l’activité cynégétique n’est pas destructrice, puisque les populations de grand gibier, loin de régresser, se développent bien. Au premier abord, tout chasseur ne peut que se réjouir de cet état de fait.

Néanmoins, il existe aujourd’hui un double risque extrêmement grave, tant pour l’espèce Sus scrofa que pour l’activité cynégétique elle-même.

1. L’état de surpopulation irraisonnable et le décyclage biologique dans lesquels se trouve le sanglier mettent gravement en péril cette espèce à très court terme.

2. Le surcoût démesuré imposé à l’économie cynégétique par les dégâts de sangliers aux cultures condamne à court terme la chasse à la banqueroute compte tenu de la chute démographique incessante des chasseurs (perte de 45% de nos effectifs en 25 ans) .

A la lumière de ce constat, il est urgent d’en analyser les causes et les solutions qui pourraient y être apportées. La classe d’âge des marcassins, la plus difficile à cerner par les statisticiens, est, au travers de l’historique récent de sa gestion, celle qui pose le plus problème.

Le statut du marcassin

Le marcassin est-il protégé en France ? Non ! L’a-t-il été un jour ? Non ! Pourtant, demandez à brûle-pourpoint aux chasseurs français si le marcassin est protégé.
La plupart vous répondent : Oui !
D’où vient cette idée ?

De l’art. R.224-7 du Code Rural (de 1972) qui stipule que : « Afin de favoriser la protection et le repeuplement
du gibier, le préfet peut dans l’arrêté annuel, pour une ou plusieurs espèces de gibier :

1°- Interdire l’exercice de la chasse de ces espèces ou d’une catégorie de spécimens de ces espèces en vue
de la reconstitution des populations… »

Ce qui fut fait pour le marcassin d’une façon systématique dans tous les départements depuis cette date.

Pourquoi ce texte ?

Il faut, pour comprendre, replacer les choses dans le contexte de l’époque.

- 1972
• « Mai 68 » n’est pas bien loin !
• La société française subit une mutation révolutionnaire dans ses mouvements de pensée.
• L’écologie politique connaît ses balbutiements.
• La conscience collective prend progressivement la mesure des notions environnementalistes.
• Un tout nouveau ministère de l’environnement vient d’être créé.
• La chasse vient de passer de la tutelle de « l’agriculture » à celle de « l’environnement ».
• Dans l’esprit collectif, les ressources naturelles entament une lente mutation du statut de « ressources inépuisables » vers celui de « patrimoine universel fragile ».

Tous ces bouleversements placent alors la chasse, pour la première fois de son histoire, au pied d’un nouvel écueil : sa contestation pure et simple par une frange de la population française.

La chasse française va réagir par des avancées substantielles (généralisation du plan de chasse grand-gibier par exemple) mais aussi par un certain nombre de mesures de circonstances comme le fameux art.R.224-7 du Code Rural. Les conséquences de l’application de ce texte ne furent certainement pas pesées à l’époque, car il arrangeait tout le monde.

En effet, pour des raisons que nous analyserons plus loin, dès les années 70, les chasseurs furent confrontés à un phénomène nouveau pour eux : les compagnies de sangliers comportaient couramment désormais, durant toute la période d’hiver (donc de chasse), des marcassins très jeunes et nombreux. Ce qui n’était qu’exceptionnel auparavant. Pour des raisons culturelles datant d’une époque où la chasse était abordée strictement sous l’aspect « sportif », et non pas « technique » comme aujourd’hui, un vieux tabou voulait qu’on ne tuait pas un « bébé … ». Les chasseurs ressentaient donc un malaise devant le tir des marcassins. D’autre part, les opposants naissants à la chasse dénonçaient plus facilement le tir d’un « bébé » sanglier que d’un gros mâle hirsute.

La mise en application de l’art. R.224-7 permettant aux préfets d’interdire le tir du marcassin (en faisant de lui une catégorie quasiment « protégée ») arrangea bien les chasseurs qui virent de ce fait leur situation clarifiée au regard de cette situation nouvelle. Ceci permettant de surcroît d’argumenter auprès des opposants que l’on ne tirait pas des « bébés » sangliers !

Pourquoi la situation du marcassin changea t-elle au début des années 70 ?

L’espèce Sus scrofa est biologiquement une espèce forestière par excellence. Peuplant les forêts d’Europe depuis l’origine, on sait que cette espèce n’a pas évolué depuis plus de 300.000 ans. Rien, jusqu’ici, n’a jamais poussé le sanglier à s’éloigner des forêts profondes. Au sortir de la deuxième guerre mondiale, pourtant, un événement sans précédent allait bouleverser pour la première fois la structure biologique de Sus scrofa : la modification des méthodes culturales en Europe, et particulièrement en France.



L’anœstrus, cette période de repos sexuel d’environ quatre mois ( août à novembre) intervient chez la laie après la période d’allaitement. Il permet de recaler l’espèce dans son cycle biologique normal en repoussant l’œstrus des femelles en hiver pour faire naître les jeunes en début de printemps.

Les qualités hyper énergétiques du maïs grain, dès lors prédominant dans le régime alimentaire de cette espèce, provoquent des chaleurs prématurées chez la femelle en réduisant la durée de l’anœstrus. Les femelles, toujours couvertes par un mâle, se retrouvent gravides à une période où elles ne devraient pas l’être.

La durée de gestation étant ce qu’elle est, les jeunes naissent donc beaucoup plus tôt en saison : en plein hiver. Et là, intervient le dernier élément fondamental. Le sanglier jouit d’une particularité que l’on ne retrouve pas chez toutes les espèces : la maturité sexuelle chez la femelle est atteinte à un poids donné (35 à 40 kg) et non pas à un âge donné. Les animaux étant particulièrement « dopés » par le maïs, cela revientà dire que les jeunes femelles atteignent généralement la maturité sexuelle entre huit et onze mois. Celles-ci étant déjà nées décalées en saison, elles procréent elles-même en accentuant encore le décalage, leur propre descendance amplifiant encore par la suite ce décalage. C’est ainsi que nous voyons maintenant des femelles en chaleur toute l’année et des mises bas à toutes les saisons. Quelques décennies plus tard, nous nous retrouvons donc avec une espèce sanglier biologiquement totalement décyclée.

Ce phénomène nous confronte, en exercice de chasse, à une situation contre nature qui normalement ne devrait pas exister : la gestion du marcassin en livrée. En effet, en cette période de l’année (novembre à janvier), tous les jeunes devraient être au minimum « bêtes rousses » et peser de 25 à 35 kg.

Les conséquences de l’application de l’art. R.224-7 du Code Rural.

En « protégeant » le marcassin depuis le début des années soixante dix, les chasseurs ont peut-être géré leur problème moral mais ont dangereusement amplifié le phénomène de décyclage biologique.

En effet, en laissant systématiquement dans les battues la vie sauve à une catégorie d’animaux qui normalement n’avait rien à y faire, pour reporter le prélèvement sur les plus gros et les très gros, on a privilégié les animaux décyclés au détriment de ceux qui ne l’étaient pas. Et ceci pendant trente ans ! Résultat, cette catégorie ayant été favorisée dans la reproduction, le décyclage biologique est aujourd’hui la règle générale dans cette espèce. Et plus on protège le marcassin pendant la période de chasse, plus on amplifie ce phénomène.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Où que l’on se trouve, le tir du marcassin se heurte à deux écueils majeurs :

• Par manque d’information, une très grosse majorité des chasseurs français considère encore le marcassin comme « protégé ».

• Le tir à balle rend extrêmement difficile le tir d’un marcassin en livrée alors gros et agile comme un lapin. De plus, sa petite taille tend à décourager le chasseur qui considère « qu’il n’en a pas pour son argent ».

Et ceci, il est inutile de le nier !

Toujours est-il que, même désacralisé par l’évolution de la réglementation, le tir du marcassin rencontre toujours autant la répugnance des chasseurs de grand gibier.

Conséquences de cette politique de gestion.

La préservation arbitraire depuis plusieurs décennies, d’une catégorie de spécimens qui auraient, au contraire, dû faire l’objet d’une limitation prioritaire, a conduit à un rajeunissement anormal de l’espèce sanglier qui se trouve désormais engluée dans une pyramide des âges dangereusement large à sa base et plate à son sommet. Le décyclage anarchique de la reproduction qui en résulte conduit toute tentative de gestion à l’échec. En effet, la variation du taux d’accroissement de cette espèce d’une année à l’autre, combinée à la préservation généralisée et non fondée des jeunes provoque les surpopulations irraisonnables que nous constatons aujourd’hui. Ce phénomène, dangereux pour l’avenir de l’espèce, se double des conséquences des dégâts sur les cultures. Ces groupes d’animaux, trop nombreux et trop jeunes, sont sujets aux comportements instables, aux déplacements anarchiques, au regroupement contre nature, par manque d’expérience.

Imaginons, l’espace d’un instant, la France exclusivement peuplée et dirigée par des jeunes de moins de quinze ans… Bonjour les dégâts !

Situation actuelle.

La pseudo-gestion actuelle du sanglier en France relève, dans le meilleur des cas, du manque de clairvoyance, et dans le plus mauvais, du manque de courage politique. Les décideurs cynégétiques actuels auraient tort de prendre ce problème à la légère. Il en va de l’avenir de la chasse. Bien sûr, il n’est pas facile d’expliquer aux chasseurs que l’on s’est gravement trompé, surtout quand, le petit gibier s’étant raréfié dans le même temps, la solution de facilité a souvent consisté à le remplacer par… le sanglier ! Mais aujourd’hui, la situation est d’urgence, et continuer de prétendre que l’on sait maîtriser les populations de sanglier par l’application d’un plan de chasse compliqué basé sur un comptage irréalisable est pure folie et relève de l’irresponsabilité.

Pourquoi tirer en priorité le marcassin ?

- L’art. R.224-7 met en avant la … « reconstitution des populations… » Ce texte, qui date de trente ans, est totalement obsolète en ce qui concerne le sanglier. Cette espèce est désormais en surpopulation dans un grand nombre de départements.

- En ce qui concerne les états d’âmes de ceux qui prétendent qu’il n’est pas bien de tirer des « bébés », il faut se poser la question du bien fondé de la sensiblerie dans les notions de prédation. Le chasseur a pour rôle de se substituer au mieux aux super prédateurs disparus, et l’équilibre veut qu’il faille prélever en majorité dans les classes d’âge des plus nombreuses, c’est à dire les jeunes. Le chasseur doit assumer son statut dicté par la loi naturelle.

- « Protéger » le marcassin dans les départements où le sanglier est classé nuisible revient à travailler sur les bases d’un statut juridique absurde : « l’animal protégé nuisible… ? ».

- Les surpopulations non maîtrisées de sanglier sont en grande partie dues à la préservation du marcassin qui provoque :

• Un décyclage biologique du sanglier
• Un déséquilibre des classes d’âges
• Une reproduction anarchique et imprévisible
• Des aberrations comportementales de l’espèce
• Une entrave à l’efficacité de l’acte de chasse.

Dans son sens strict, la protection sous quelque forme que ce soit du marcassin n’a plus aucun sens aujourd’hui.
• C’est dépassé quant aux objectifs de protection.
• Anachronique quant aux mentalités (tabou).
• Sans valeur juridique quant à l’aspect réglementaire
(protection d’une espèce en surnombre et provoquant des dégâts).
• Désastreux pour l’avenir de l’espèce sanglier.
• Dangereux pour l’avenir de la chasse et de ses finances. etc.…

Solutions proposées.


Contrairement au discours officiel (et autorisé…) la situation du sanglier en France est très préoccupante. La réduction numérique semble s’imposer comme une priorité. Les bases d’une gestion plus rationnelle et réaliste que celle d’aujourd’hui semblent devoir être étudiée ensuite.

- A court terme.
• Désacraliser le marcassin.
• Informer les chasseurs sur la situation réelle du sanglier en France et sur la nécessité de tirer le marcassin en priorité, donc de changer les mentalités.
• Etudier sans complexes les méthodes pour être le plus efficace à cet égard.
• Instituer dans les départements à problèmes des battues spécifiques en septembre et octobre, sous contrôle d’un louvetier, où seul le tir du marcassin sera recherché et le tir à plomb autorisé.

- A long terme.
• Simplifier la gestion du sanglier et sa chasse.
• Porter la préservation de l’espèce sur les gros et enlever toute restriction de tir en dessous de 60 kg.
• Cesser d’encourager le développement intensif du sanglier pour palier au manque de petit gibier.
• Tendre progressivement vers l’interdiction de l’agrainage.
• Sanctionner financièrement les départements et territoires qui persistent dans des politiques à risque de gestion du sanglier.
• Gérer le sanglier en fonction des impératifs biologiques de l’espèce, et non en fonction des intérêts financiers du monde cynégétique.
_________________
"Les êtres humains sont les seuls animaux dont j'ai réellement peur" (George-Bernard SHAW)


voir la discussion complète sur le lien suivant :
http://chasse-et-chien.xooit.fr/t4409-La-gestion-du-sanglier.htm

La mutualisation du coût des dégâts.




la politique de gestion du grand gibier par la vente de bracelets est une politique aveugle qui se contente de vendre des bagues pour équilibrer le budget en s'acquittant de la facture dégâts ; et en face , la réalisation des plans de chasse, ou pas, à peu d'importance, et même, bien au contraire, s'ils ne sont pas réalisés, c'est autant d'animaux supplémentaires pour la période de reproduction. La vente des bagues procure une bonne marge de manoeuvre; Mais, quand le cour des céréales explose ... c'est la panique !!! le système a ses limites . De plus , aujourd'hui le chasseur ne paye plus les yeux fermés...


Mais si au lieu de tout ça, nous revenions au bon vieux timbre gros gibiers avec une simple taxe à l'Ha pour alimenter le budget, plus une Sur-Taxe à l'Ha  quand les dégâts explosent qui soit appliquée sur le massif voir l'adjudicataire d'où provient les animaux qui font les dégâts. Cela n'empêche pas les plans de tir avec déclaration volontaire comme c'est le cas aujourd'hui avec les bagues... et cela ouvre une mutualisation de la facture dégât de gibier réfléchie et pas aveugle voir méprisante comme c'est le cas aujourd'hui.
S'il existait un tel système de gestion, appliqué par des gens consciencieux, les points noirs seraient résorbés depuis longtemps et la chasse aurait certainement un autre visage...

Il n'est jamais trop tard pour bien faire ! ...

Revision des schémas départementaux cynégétiques

Bientôt la réflexion des nouveaux schémas départementaux cynégétiques...

La loi chasse départementale !

Ce texte qui régit la chasse a pour ambition entre-autre, de maintenir l' Équilibre Agro-Sylvo-Cynégétique :

C'est quoi ?  Hé-bien lire la fiche :  http://fr.calameo.com/read/000440335f63332f79463

Dans cette réflexion l'objectif de l'équilibre Agro-Sylvo-Cynégétique ne doit pas être oublié ni être un combat d'hommes bornés, encore moins le fruit d'une réflexion monologue de chasseurs engagés sous de multiples casquettes.

L'objectif de l'équilibre Agro-Sylvo-Cynégétique doit être inscrit naturellement dans l'éthique même de cette réflexion et dans l' orientation des réunions qu'elle occasionnera.

La réflexion d'un schéma cynégétique ne s'improvise pas... sur ce lien un document de 36 pages pour bien maîtriser cette réflexion : http://fr.calameo.com/read/00044033506ff0d558bd4

Une chose est sûr !  Syndicats et Administrations Agricoles  devront être à la hauteur des espérances du monde agricole, durement éprouvé par les dégâts de sangliers ; et parler d'une seule voix !
Et les représentants cynégétiques devront garder en tête le partenariat chasse - agriculture nécessaire pour l'utilisation de l'espace naturel, le respect des biens et cultures et la maîtrise des coûts de la chasse.

L' Équilibre Agro-Sylvo-Cynégétique doit être l'état d'esprit naturel pour les acteurs de toutes les activités  Agro-Sylvo-Cynégétiques dans le respect de la nature et des fruits de la nature.




Un comité dégâts de gibiers

La Vie Agricole du 22 juillet 2011 :

Une mobilisation nationale ... à suivre !


La France Agricole, juillet 2011:

Dégats de sangliers

Un rapport de plus en préparation

Publié le jeudi 28 juillet 2011:






Ètat sanitaire de la faune sauvage : LA TUBERCULOSE BOVINE.

La surpopulation de sangliers inquiète, le risque sanitaire s'accentue... 

La tuberculose bovine fait son retour dans plusieurs départements, en grande partie par la faune sauvage, selon un rapport de l’Agence nationale de sécurité de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).
Cette maladie [1] a fortement chuté depuis les premières mesures d’éradication prises dans les années 1950: de 25% des élevages touchés, sa prévalence est tombée à 0,016% en 2005. Et son agent, la bactérie Mycobacterium bovis, n’est désormais impliqué que dans 0,5% des cas humains de tuberculose, contre «10% à 30%» en 1958, indique l’Anses dans ce rapport daté d’avril.
Mais à ce train-là, la France pourrait perdre son statut «officiellement indemne», accordé en 2001 par l’Union européenne. Car la maladie est en recrudescence depuis quelques années, avec 97 foyers recensés en 2010 contre 42 en 2004. Si cette hausse ne s’explique que par trois départements (Côte-d’Or, Dordogne, Pyrénées-Atlantiques), la Direction générale de l’alimentation (DGAl) compte redresser la barre au plus vite.
Esquissé dans une circulaire du 16 mai, son futur plan de lutte contre la maladie s’articule autour de plusieurs axes: améliorer le dépistage des élevages, accroître leur biosécurité, contrôler les risques liés aux mouvements d’animaux… mais surtout surveiller la faune sauvage, premier suspect du retour de la maladie, et objet de la saisine de l’Anses...
L'article du 25 mai 2011 par Romain Loury :

La tuberculose bovine fait son retour dans plusieurs départements... Le 25 mai 2011 par Romain Loury
http://www.journaldelenvironnement.net/article/la-tuberculose-bovine-sort-du-bois,23351


En 2007 au colloque sanglier...
Gestion des risques sanitaires liés à l’augmentation des populations de sangliers, mars 2007
http://www.colloquesanglier.com/documents/acte%20chopard%20lallier.pdf 


En 2010, les risques sanitaires en France, troisième trimestre 2010...
http://fr.calameo.com/read/00044033582273cfc97e9


En 2011, la faune sauvage joue les trouble-fête !(Réussir Lait Juin 2011 - 05/07/11)
http://www.pleinchamp.com/article/detail.aspx?id=44924&menu_id=2&page=1&local=false&pub_id=2

Et,
Côtes d'Armor (22). La Faune sauvage sous surveillance sanitaire, Date de l'article :  N° du 24 au 30 Juin 2011
http://www.paysan-breton.fr/article/12024/la-faune-sauvage-sous-surveillance-sanitaire.html


Et encore, Tuberculose bovine et faune sauvage - l'ANSES rend ses conclusions...
http://www.gds38.asso.fr/web/gds.nsf/recup/40DFC94054AD4D77C125788E0053C339?OpenDocument

Rapport sur la tuberculose bovine et la faune sauvage de l’Agence nationale de sécurité de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). avril 2011
http://fr.calameo.com/read/00044033532abe60cdb69

Les communiqués de la FDC 55

Plan de chasse 2011/2012
Communiqué de la FDC 55, 6 juillet 2011

http://www.fdc55.com/index.php?option=com_content&view=article&id=210:plan-de-chasse-20112012&catid=4:actualites&Itemid=25

Vous allez recevoir vos attributions de plan de chasse 2011/2012.


Pour le chevreuil, les demandes des chasseurs ont été suivies dans sens de la baisse ou de la hausse. Je vous signale que pour la 4ième année consécutive les attributions globales de chevreuil sont à la baisse en Meuse. Prudence donc et plus particulièrement cette année sèche, où les faons peuvent être en difficulté.


Les attributions sur les grands cervidés ne sont pas en augmentation. Il y a malgré tout des secteurs avec des hausses et d’autres en baisse. La commission en a tenu compte.


Pour l’espèce sanglier, nous avons respecté les décisions votées en assemblée générale, à savoir :
- Reprendre la réalisation 2010/2011
- Tenir compte du plafond maximum de 8 aux 100 ha corrigés ; au-delà, attribution supplémentaire
- Dans les points « noirs », attribution d’un quota de laies de plus de 60 kg vif avec attelles spécifiques et déclarations avec languettes, encadrées par des contrôles.
- La situation des dégâts semble positive, mais restons vigilants. Les portées sont tardives mais bonnes. Il est vrai que nous ne sommes plus dans les années 2008 et 2009, mais les prix agricoles n’ont plus rien à voir….


En matière de petit gibier, on observe de nombreux lièvres. Seront-ils toujours là en période de chasse ?


Enfin, je vous informe que le monde de la chasse doit se mobiliser s’il veut toujours pouvoir classer « nuisible » un certain nombre d’espèces, comme les mustélidés ou les corvidés. Nos opposants font de l’obstruction systématique. Des épisodes judiciaires sont en cours et rien ne dit, quel sera le sens des futurs jugements.


Le Président
Michel THOMAS.


La vigilance c'est sûr, mais de la mobilisation, se sera mieux, en effet :
  1. le tir d'été.
  2. la chasse en battue possible dés le premier juin.
S'ils le veulent, les chasseurs peuvent intervenir rapidement et limiter les dégâts aux cultures et prairies mais c'est une mobilisation permanente... l'agriculture aussi !


CHASSE DANS LES MAIS : en battue à partir du 15 août.

Écrit par fdc55 Mercredi, 10 Août 2011 09:35
logofdcCommuniqué FDC du 10/08/2011.

CHASSE DANS LES MAIS.
La chasse en battue du sanglier ouvre réglementairement le 15 Août. La Fédération des Chasseurs demande aux sociétés de plaine de pratiquer ce type de chasse dès cette date, au vu de dégâts imminents, ce, après accord des propriétaires.
En effet, nous constatons déjà des « attaques » sur les maïs, malgré un effort important dans leur protection et un entretien régulier des clôtures.
Le fait de traquer avec chiens est une dissuasion efficace ; le tableau est le complément.
Les conditions climatiques actuelles ne nous sont pas favorables ; mettons tout en œuvre pour limiter les dégâts et leur coût !

LE PRESIDENT,
Michel THOMAS.

Nos intérêts différents se rejoignent sur la même ligne pour des mesures de préventions et le respect de l'agriculture... mais la mesure la mieux adaptée reste la diminution des populations...

actualités politiques

Bertrand PANCHER  intervient auprès de Madame Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET






La circulaire du 18 février 2011 relative au renouvellement des schémas départementaux de gestion cynégétique, sur ce lien :

et





Séance en hémicycle du 31 mars 2011 à 9h30




Résumé de la séance.



 


 

Actualité professionnelle .

 les demandes de la FNSEA auprès du ministère de l’Ecologie.


http://www.paieenligne.com/Internet/Applications/FlashInfos/FlashInfo.aspx?ID=644

À voir aussi :




donc sur le site de la FDC71 , http://www.chasse-nature-71.fr/index.asp

le compte rendu de l'AG partie dégâts de gibier : http://www.chasse-nature-71.fr/content/wb_F77085DE22A84B5FB378B95D66C6BBE1.pdf

L'Académie d'Agriculture de France




http://www.academie-agriculture.fr/

Visitez le site !


Séance du 30/03/2011 à 15h00



Agriculture, Forêt et Faune sauvage

Animateur : Gérard TENDRON, membre de l'Académie d'Agriculture

Une discution sur l'évolution des territoires , des méthodes de cultures en forêt, en agriculture , sur l'état de la faune sauvage.

Les Robins des Champs étaient représentés par son président à la grande surprise de la salle.

Tous les exposés sur ce lien :
http://www.academie-agriculture.fr/detail-seance_258.html

Un résumé de la partie "questions-réponses" dans la salle directement sur ce lien :
http://www.academie-agriculture.fr/mediatheque/seances/2011/20110330_discussion.pdf

La chasse en 2011/2012


http://fr.calameo.com/read/00044033558cf633e5ab4

  1. Reconnaissance du rôle de la chasse comme instrument efficace de gestion de la biodiversité
  2. Information et éducation au développement durable
  3. Création des réserves de chasse et de faune sauvage à l’initiative de l’autorité administrative
  4. Article relatif aux dégâts de gibier provenant des zones non chassées
  5. Article relatif à la reconnaissance du rôle des gardes particuliers
Sont des points détaillés dans le document de projet de modification de loi d’ordre cynégétique
la chasse reconnue comme instrument efficace de gestion de la biodiversité ; c'est possible mais avec une réforme de la loi pour permettre un contrôle des insensés en vue d'une régulation efficace du grand gibier pour un équilibre cynégétique et une baisse des dégâts de gibier...



RUE 89 commente cette nouvelle loi sur la chasse.

Sur ce lien :
http://www.rue89.com/2011/05/18/2012-lump-chouchoute-les-chasseurs-contre-les-proprietaires-203583



Source aussi de changements...  l' AG de la Fédération Départementale des Chasseurs de Meuse.




En résumé : c'est sûr ! une prise de conscience  ;  des engagements sont pris ! des mesures sont votées ! et le tout sous la responsabilité du Président Fédérale, Hé bien chiche ! pour que les points noirs deviennent des points d'honneurs...

L'AG de la Fédé en résumé


Samedi 16 avril 2011 - Se tenait à Madine l'AG fédérale.Commentaires sur le blog officiel de l' ACCA de LOISEY CULEY.
Dégâts:
Les semis derrière maïs sont la cible des sangliers.

Le Président recommande un agrainage toute l'année, et condamne fermement le " nourrissage" il proposera à l'administration l'interdiction d'agrainer dans les points noirs.

Préférence doit être donnée à l'agrainage linéaire.


La Meuse a une agriculture de haut niveau.

Robins des champs:
Le Président leur lance un appel : reconnaissez les efforts des chasseurs, et sortez des conditions contentieuses.
La baisse des populations est significative.


La barre est à 8/100 sangliers de prélèvement maximum aux 100 ha
C'est à dire que le plan de gestion des sociétés de chasse, doit être orienté vers ce taux objectif maximum, bien entendu les points noirs devront tuer plus pour rentrer à l'avenir dans ce plafond.

La première demande d'attribution pourra être réajustée dans les massifs à - 8/100.

Mais en décembre les attributions seront automatiques en fonction des dégâts.


Lieutenants de louveterie:

Seulement 7 tirs , travail excellent pour effaroucher.

La chasse doit rester un acteur économique, insiste le Président, mais économiquement accessible, avec une très grande rigueur de la gestion du grand gibier.


La sécurité :
Le port du gilet FLUO s'impose.


BILAN PREVISIONNEL 2011/2012

Dégâts et dépenses s'équilibrent aux environs de 2 407 020 euros.

De quoi dynamiser notre Président dans la chasse au gaspi ! ! !

Moins de sangliers donc moins de dégâts, mais signera pour 12 000 annuels environ à vie ???

Sur ces bases, et afin de le voir longtemps, nous avons compris que notre Président se verrait bien rempiler pour quelques mandats supplémentaires !!!


Sangliers :
Baisse avec 13766 et seulement 15 595 demandes.

On aura bien compris qu'avec prés de 2 500 000 euros de dégâts à financer en prévision, notre Président dégainera rapidement.

Que chacun comprenne qu'en divisant cette somme par 15 595 demandes le compte n'y est pas en terme du prix des bracelets ( 100 euros environ) et taxe dite de solidarité.

Donc on fera comme le gouvernement faute d'augmenter le prix de base on facturera plus d'unités, surtout aux premières plaintes des exploitants !!!

Les petits animaux ( 20 kgs poids vidé) seront remplacés à raison de 10 % du plan de tir



Les missiles " du Président"
Il entend sauvegarder l'agrainage, mais moraliser les points noirs, pour ce faire, il aura à disposition des moyens votés à l'unanimité ce qui lui a valu de vifs applaudissements y compris par madame la Préféte, au terme de son rapport moral et de fin de clôture.

Sa feuille de route est désormais balisée.

* Bracelets imposés.

* Qualitatif femelles 60 kgs imposé, contrôle par corps.

* Très grande fermeté pour ramener tous les points hauts à une base moyenne de 7 à 8 sangliers tués aux 100 ha et pas plus a-t-il précisé.

* Défusion des lots concernés, terminées les réserves nursery.

* Demande de contrôle régulier de l'agrainage pour ces lots.

Conclusion :

Difficile de faire plus et mieux.

A n'en pas douter, ces propositions votées par la salle ont pour objet de préparer le terrain, pour la mise à jour du prochain SDGC et à la tenue des acteurs en présence, nous avons été convaincu qu'un deal avait été passé et peu en importe la forme, tacite ou formalisé, entre l'administration représentée par madame la Préféte et notre Président.

C'est mieux ainsi.

Merci à l'auteur du blog pour ce compte - rendu...

Point de vu de l'association suite à l'AG de la Fédération

Moins 20 % de dégâts de sangliers sur les cultures ; c'est une bonne nouvelle associée à une baisse des prélèvements, la formule nous démontre une baisse des populations et nous le constatons sur la plaine.

Cependant il ne faut pas négliger l'impact positif des sorties nocturnes des Louvetiers en avril et mai 2010 pour préserver les semis de printemps et par conséquence diminuer les déclarations de dégâts.

Les dégâts sont concentrés autour des grands massifs boisés, ce qui démontre là une concentration des populations sur ces massifs ( les dits « points noirs » ) avec toujours un fort danger pour la circulation routière sur ces zones. La mutualisation du fond d'indemnisation, Oui ! Mais ! Masquer l'absurdité, Non ! Plus maintenant !

Même s'il est soutenu par la majorité absolue, Monsieur Michel Thomas se montre courageux devant la responsabilité des résolutions adoptées lors de cette AG et les engagements qu'elles imposent sur l'année en cours.
 
Samedi 16 avril à Madine, la FDC 55 et son conseil d'administration ont montré une réelle conscience des situations absurdes localisées et une volonté de les rétablir dans l'équilibre Agro-Sylvo-Cynégétique.

Une volonté très appréciée par l'association « Les Robins des Champs ».


L'agrainage ; un sujet tabou ?...
Nous pensons que sans agrainage, les populations de sangliers se régulent sur le biotope du territoire et par conséquence, l'équilibre entre les différentes espèces de la faune sauvage est encouragé sur ce même territoire.

L'agrainage, c'est comme le feu, il brûle quand on joue avec...

Un groupe de travail national que Mr Thomas connaît bien car membre lui même, a mené une étude approfondie et coûteuse sur l'agrainage, ses modalités, ses pour et ses contre, pourquoi ? si les conclusions de cette étude ne font pas une norme nationale de l'agrainage.

La chasse se gère différemment d'un département à l'autre, mais des massifs boisés sont limitrophes, les sangliers ne respectent pas les frontières et les dégâts sont les mêmes dans tous les départements avec le même préjudice pour les victimes.
Des mesures nationales seront nécessaires pour résoudre efficacement ces phénomènes de surpopulations de sangliers et que chaque département comme chaque FDC en réalisent la gravité afin de mettre en oeuvre les moyens permettant le retour à l'équilibre Agro-Sylvo-Cynégétique et réduire les risques d'accidents sur les routes.

Dans la presse...


coup de "gueule" dans le 54

Dans la page dialogue du ER de lundi 04 avril 2011




Sur le lien suivant ; un aperçu des massifs boisés :

Il semble que l'administration 54 ne soit pas mobilisée sur le dossier comme en Meuse et nous en subissons les conséquences sur tous le limitrophe ...

secteur Rigny la Salle :


secteur Gironville proche de Boucq, Tronde :


Les populations de sangliers se gèrent au quotidien et localement comme le plan national sanglier le dit mais dans bien des cas le local se trouve sur deux départements et là, la gestion doit avoir une conduite en partenariat et complémentaire sur ces deux départements.

Une battue ordonnée par le préfet à Hirtzfelden (Haut-Rhin)

Le pays.fr 16/03/2011 par Elisabeth Schulthess
Une cinquantaine de sangliers ont été tués samedi, à Hirtzfelden (Haut-Rhin), lors d’une battue ordonnée par le préfet. Les locataires de la chasse dénoncent un carnage, des irrégularités et l’absence d’éthique.

C’est un scandale ! Les lieutenants de louveterie ont opéré sans considération pour les animaux avec une soixantaine de fusils. Ils ont laissé une laie et un sanglier morts sur le chemin. Ils n’ont pas recherché les bêtes blessées qui errent dans la forêt. De nombreux jeunes marcassins crient famine : les mères allaitantes ont été abattues, dénonce Paul Schubnel, locataire de la chasse de Hirtzfelden.
Samedi matin, Robert Dubich, président des lieutenants de louveterie du Haut-Rhin, s’est rendu à Hirtzfelden avec 48 chasseurs, sur ordre du préfet : Nous avions pour mission d’en abattre le plus possible car les dégâts de sangliers ont considérablement augmenté dans tout le massif de Hirtzfelden : 924 ares en 2009, 1 682 en 2010. Soit 143 000 € de dégâts à payer aux agriculteurs. Nous sommes intervenus sur 120 ha et avons bougé 150 sangliers. Nous en avons abattu 38 qui ont été vendus à un marchand de gibier. J’ai veillé à ce que tout soit nettoyé proprement.

Paul Schubnel a déterré marcassins et fœtus pour montrer l’ampleur du carnage.

Après le départ de la louveterie, les locataires de la chasse ont découvert un charnier de boyaux en forêt. Des pattes dépassaient d’une fine couche de terre. Après constat de la Brigade verte, nous avons ouvert le charnier et trouvé une cinquantaine de marcassins tout jeunes et 56 fœtus, explique Paul Schubnel. La gendarmerie estime qu’il y avait plus de 200 kg de viscères enterrés alors qu’au-delà de 40 kg, il faut appeler l’équarrisseur.Les locataires de la chasse conviennent qu’il faut réguler la population de sangliers : Nous en avons abattu 160, au lieu des 120 prévus. Sur notre lot de chasse, les dégâts ont diminué, évalués à 13 000 €. Mais il faut respecter l’animal et son bien-être. Ici, c’était un vrai carnage, de la barbarie, loin de l’éthique du chasseur…
Nous ne sommes pas des cow-boys, dit Robert Dubich. Nous agissons sur ordre du préfet. Les locataires de la chasse, l’association Sauvegarde faune sauvage et la Fondation Brigitte Bardot ont décidé de porter plainte.


Chasse



Le Fonds d’indemnisation dénonce « une mise en scène »


le 23/03/2011 à 00:00 par L. M.

Dans un communiqué signé de son président Jean-Daniel Maechling, le Fonds départemental d’indemnisation des dégâts de sangliers du Haut-Rhin revient sur les conditions dans lesquelles s’est déroulée une battue administrative sur un territoire de chasse de Hirtzfelden («L’Alsace » des 15 et 17 mars).



Ce que Jean-Daniel Maechling trouve « choquant », c’est surtout ce qu’il qualifie de « macabre mise en scène » des résultats de la battue, « orchestrée », selon lui, « par le chasseur local pour essayer de se blanchir et de se dédouaner de l’action de l’administration, qui n’avait pour seul but que de régler la situation intolérable qu’il a lui-même créée ». En l’occurrence, M. Maechling fait allusion au quota de chasse que le locataire n’aurait pas rempli, alors que ce dernier affirme avoir abattu « 160 (sangliers), au lieu des 120 prévus ».
Pour plus de deux millions d’euros de dégâts


Regrettant que les lieutenants de louveterie, qui ont encadré la battue, soient « depuis, montrés du doigt », M. Maechling rappelle, par ailleurs, le « contexte difficile » créé par la surpopulation de sangliers. Il rappelle ainsi que, dans le Haut-Rhin, « les sangliers ont commis quelque 2 090 000 € de dégâts dans les cultures en 2010, soit un doublement de la facture en trois ans ». Évoquant aussi le risque d’accidents pour les usagers de la route, il situe ensuite l’intervention de Hirtzfelden dans le cadre du « Plan national de maîtrise des sangliers, crée en 2009 par le ministère de l’Environnement », et de l’obligation faite aux préfets de « mettre en œuvre les mesures nécessaires à la diminution des populations ».


« Évidente surdensité »


Enfin, le président du fonds d’indemnisation rappelle que la battue de Hirtzfelden résulte « d’une décision du préfet visant à la destruction de ces animaux nuisibles en évidente surdensité » et décrit la situation trouvée sur place comme celle d’un « véritable élevage en plein air ». Enfin, la preuve que « la population pléthorique de ce massif nécessitait une intervention drastique » serait « l’état sanitaire » des animaux abattus, dû au « dépassement flagrant de la capacité d’accueil naturelle du milieu ».


Conclusion, pour M.Maechling : « Les lieutenants de louveterie ne sont pas les responsables d’une telle situation et n’ont fait qu’exécuter efficacement la mission qui leur avait été confiée. »


le 23/03/2011 à 00:00 par L. M.


Les chanceux !!! Une battue réussie, efficace et qui fait réfléchir...
Bon, mise en scène ou pas, c'est vrai, il aurait été plus sage de faire le ménage avec l'équarissage ! Cependant, on en parlerai pas ainsi.



Etats généraux de la chasse, 15 et 16 février 2011 à Paris

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/2011_02_16_Discours_Etats_generaux_de_la_chasse.pdf


Discourt de Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET : au sujet du sanglier
"Pour le sanglier, l’équation est simple : nous en sommes aujourd’hui à des prélèvements de 500 000 animaux, à 17 000 collisions sur les routes et à 20 millions d’euros d’indemnisation des dégâts agricoles par année.


Les Fédérations départementales doivent donc être particulièrement vigilantes à l'évolution des populations, dans les quelques départements où l'équilibre entre chasse, agriculture et forêt reste à atteindre.


Elles disposent, pour les accompagner, du plan national de maîtrise du sanglier, lancé dès l’été 2009. Endiguer la prolifération inquiétante du sanglier est donc nécessaire. Il s’agit d’un chantier de longue haleine, que nous devrons poursuivre sur plusieurs années avant d’atteindre une situation supportable pour la collectivité publique.


Je souhaite également autoriser le tir du sanglier en battue à partir du 1er juin sous le contrôle de l’ONCFS, dans les départements où des mesures effectives de résorption des points noirs ont été prises, dans le cadre du plan national de maîtrise du sanglier.


Les dispositions seront prises sans attendre pour une application dès 2011 de cette mesure."

Reste à voir l'application des textes dans notre département "La Meuse"



Bruno Le Maire était présent aux Etats généraux de la chasse.


http://www.francesoir.fr/actualite/scienceecologie/chasseurs-defendus-par-leur-ministre-73921.html


Le Plan National Sanglier.


Disponible sur ce lien :
http://www2.equipement.gouv.fr/bulletinofficiel/fiches/Bo200915/met_20090015_0100_0021PNMS.pdf


Le CPNT mécontent :
http://fr.novopress.info/78755/etats-generaux-de-la-chasse-le-coup-de-gueule-de-cpnt/


le bilan des États généraux de la chasse.



http://www.chasseurdefrance.com/documents/projection_15_fevrier_matin.pdf


http://media.seasons.fr/uploads/PDF/ATELIER_1.pdf


http://media.seasons.fr/uploads/PDF/ATELIER_2.pdf

http://media.seasons.fr/uploads/PDF/ATELIER_3.pdf


http://media.seasons.fr/uploads/PDF/ATELIER_4.pdf


Le monde de la chasse (représentants nationaux et autres...) a de grandes ambitions, pour les réaliser dans l'équilibre agro-sysvo-cynégétique, il devra travailler avec nos responsables agricoles nationaux. Le jour venu, nos responsables agricoles devront avoir les bonnes paroles et le bon ton pour le respect de l'agriculture, de notre travail et de l'équilibre agro-sysvo-cynégétique parce que 9 milliards d'humains en 2050 à nourrir , ce n'est pas la chasse qui le fera...
 
http://www.suite101.fr/content/construire-un-monde-durable-partie-1-a6170

Si la chasse avait une Morale...

image Ouverture de la chasse. Tout l'art d'être bredouille.
Tête basse, le chasseur s'apprête à affronter les moqueries de ses camarades. Il est bredouille.
http://www.letelegramme.com/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/carhaix/ouverture-de-la-chasse-tout-l-art-d-etre-bredouille-27-09-2010-1062981.php


Un chasseur me fait parvenir un texte intéressant :

Amis chasseurs,
- Si vous restez prudents, courtois, disciplinés ;
- Si à la satisfaction d'avoir réussi un joli coup de fusil
se mêle, à la vue de votre victime un sentiment de pitié, un instant de regret ;
- Si après une journée décevante, parce que le temps n'y était pas,
parce que le gibier a manqué, ou...
que vous avez manqué le gibier tiré,
vous gardez quand même un souvenir ému de ces belles heurs d'évasion ;
ALORS VOUS ÊTES UN VRAI CHASSEUR,
CAR VOUS AVEZ  "L'ESPRIT CHASSEUR"

La morale de la chasse ce sont les chasseurs qui la font avec leurs état d'esprit, mais la Morale de la Vraie Chasse, respectueuse de l'environnement, de la faune sauvage, de la nature, des citoyens et de  l'équilibre agro-sylvo-cynégétique ce sont les vrais chasseurs qui la font avec l'esprit-chasseur...

Les dégâts diminuent, mais la facture augmente...

A lire sur le blog de l'ACCA de LOISEY - CULEY


Toujours interessant de consulter les anciennes notes.







Dans cet article de l'Est Républicain paru à l'issue des saisons 2008/2009, notre président fédéral ne pouvait prévoir le futur des saisons suivantes mais avait tracé un chemin bien balisé.


Les dégats constatés à 2.2 millions d'euros sont effectivement repassés sous la barre du 1.7 m€ mais cette saison 2010/2011 probablement repartis à la hausse et en revenir au niveau de l'année évoquée.


Un tour pour rien, la baisse n'ayant été que celle des cours et la hausse toujours à cause de ces maudits cours.


Le nombre de bracelets évoqués 26000/27000 ne correspondait pas aux prévisions réelles de réalisations, mais sous ce couvert de faire rentrer de la trésorerie.

Au lieu de céder le bracelet à son coût réel, il a été fait choix non pas de l'augmenter de 40% mais d'en distribuer artificiellement 40% de plus.


En économie, il n'y a que des chasseurs pour accepter de tels errements.


Il convient d'ajouter que le prix final du bracelet comprend une taxe dite de solidarité à l'hectare calculée à partir d'une certaine alchimie visant en fait à favoriser les gros contributeurs au motif que la recette issue de la vente des bracelets est supérieure aux dépenses du secteur.




Ce système pervers entretient la formule du toujours plus, puisqu'il suffit d'admettre que les recettes soient supérieures aux dépenses.


L'encouragement à peine déguisé d'entretenir les fameux points noirs désignés d'une main, mais encouragés financièrement de l'autre




En oubliant que ces îlots de surconcentrations de sangliers grace à des moyens artificiels d'apports de nourriture sous couvert d'agrainage devenu du nourrissage, arrivent par leur vocation migratrice à conquérir les plaines environnantes et assez loin de plusieurs kilométres, expliquant les arrivées massives en plaine au printemps et leur départ tout aussi massif en saison hivernale, attirés par les remises dans les coupes fourrées et les " gamelles" un jeu faussé cette année par la suspension temporaire d'agrainage.


Notre président est un homme averti bien au fait de toutes les données.


Ainsi dans cet article admet-il la notion de mutualisation des dégâts, reconnaissant bien que le sanglier s'exporte au-delà du périmètre des gros contributeurs.




Pourquoi donc, maintient-il cette fameuse taxe dit de solidarité qui va à l'envers du principe mutualiste, "puisque le crime profite à certains" sous forme de prélèvements de 10/20/30 sangliers aux cent hectares. Facile au nom de la justice de faire payer le prix d'un bracelet de base à tous détenteurs de droits de chasse gros gibier en divisant le montant des dégats par le nombre de bracelets attribués réellement tirables et de supprimer purement et simplement la mécanique de la taxe dite de solidarité à l'hectare ayant un effet pondérateur nocif .


Ne nous y trompons pas, tous ces systèmes sont présentés au vote en assemblée générale, la plupart des votants n'y comprenant rien, vote sans apprécier réellement.


D'en revenir à ce qui est écrit dans le schéma départemental écrit par la fédération elle-même à une moyenne calculée de 5 sangliers prélevés aux 100 ha .


En conséquence d'estimer que toutes sociétés au-dessus de cette moyenne départementale opposable c'est écrit noir sur blanc dans le schéma opposable à tous, est en infraction et doit donc faire l'objet d'une sanction, le principe pourrait être simple, une surcote en pourcentage direct.


Le bénéfice de cette surcote servant au financement des poses et déposes et entretien des clôtures électriques afin de protéger les plaines des invasions de sangliers dues au proliférations hors normes de ces gens.


Concernant l'agrainage, il est utile de relire les déclarations de notre président, envisageant de l'interrompre pendant la période de chasse


Une idée reprise depuis par l'administration et pourfendue depuis.


La lecture de ce commentaire devrait laisser songeur plus d'un ...

Merci Mr Asmus pour cette analyse clairvoyante

En France le sangliers pullulent


En France le sangliers pullulent, exemple dans les Landes...
Dure d'échapper au dossier ! Mr le Préfet Evence Richard ancien Préfet de la Meuse  retombe sur le dossier "sanglier" dans les Landes. C'est comme l'argile !! une chose est sûr :

Là où il y a du chasseur... il y a du sanglier !!!



Cependant le reportage est claire, le monde de la chasse a demandé la gestion entière de la faune sauvage , chose accordée par l'état le 26 juillet 2000 !  Aujourd'hui c'est le chaos...


Actualité :


Voir aussi sur cette vidéo : dans le parc naturel départemental de Valmasque


Mais aussi le cerf, il devient de plus en plus populaire ou "impopulaire" .

Exemple en Moselle



Dégâts de sangliers ; un sujet grandissant...

Mr  le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire interpellé par M. Jean Louis Masson...

en question ; l'agrainage !!








Dans la Mayenne ; un collectif constitué et reconnu : Bravo !!





ou



Une Association dans l'Allier





aussi
Eure: agriculteurs en guerre contre les sangliers - grogne - France 3 Régions - France 3

Autres points d'actualité:








Communiqué de la Moselle
Message  de : "JEAN BOR"



Des fait du  mercredi 05 janvier 2011


Autre infos dans le Gers :




D'un point de vu général et concernant l'agrainage :
Mai 2010
Le monde de la chasse se prépare à combattre l'interdiction de l'agrainage, pour en arriver là, faut croire que des bruits circulent dans les couloirs.


Nous somme en 2011, toujours pas de mesures nationales réstrictives sur l' agrainage, le dossier est bloqué ou n'existe pas !!!
Le sanglier continue son développement et ses nuisances.

SUSPENSION DE L’AGRAINAGE : Où en est-on ?

S'exclame la FDC55 par un communiqué,





"Selon nous, l’arrêté signé par Madame le Préfet ne respecte pas le code de l’Environnement au sujet des Schémas Départementaux de Gestion Cynégétique (SDGC). Ceux-ci sont rédigés par les fédérations des chasseurs et doivent traiter de la sécurité et de l’agrainage."

la décision Préfectorale n'a jamais dit le contraire...

À la lecture du communiqué, la FDC55 conteste toujours la décision de Mme le Préfet et annonce même que l'arrête suspendant l'agrainage en période hivernale ne respecte pas le code de l'environnement !!
voir sur le lien : 

Le SDGC 55 mis en ligne sur le site de la FDC55
la deusième page est trés claire et dit tout.



 Rappel de l'arrête novembre 2010 interdisant l'agrainage,
page 1, elle dit tout aussi. 


Et en fait, qui ne respecte pas le code de l'environnement ?
qui ne respecte pas le SDGC 55 ?

La fatigue se fait sentir à la FDC55 et la compréhension des actes marche au ralenti ...

"Nous avons donc procédé à un recours devant le tribunal administratif en restant uniquement sur les bases juridiques, qui expliquent que la rédaction du SDGC est du ressort de la Fédération ce qui implique que sa modification est sensée être faite sur rédaction fédérale."


Sur ce lien : Schéma Cynégétique Meuse
http://www.fdc55.com/index.phpoption=com_content&view=category&layout=blog&id=12&Itemid=13
Le mot du Président :
"nous avons conforté la recherche systématique du partenariat. De nombreuses réunions se sont déroulées depuis seize mois avec les associations spécialisées de chasse, l’Office National des Forêts (ONF), la propriété forestière privée, les communes forestières, la Chambre d’Agriculture, l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), l’Administration chargée de la Chasse avec le soutien du Conseil Général de la Meuse."

Quelle Administration ? ... il ne manque que la préfecture !!
 
Liste des arrêtés préfectoraux modifiant le SDGC de la Meuse :
 
Arrêté n° 2007-0248 ARRETE PREFECTORAL MODIFIANT LE SCHEMA DEPARTEMENTAL DE GESTION CYNEGETIQUE DE LA MEUSE :
"Les conditions et procédures de remplacement des bracelets des animaux soumis au plan de chasse sont modifiées comme suit :tout sanglier présentant un poids de moins de 25 kg vif, ou 20 kg vidé, pourra faire l'objet d'une demande de remplacement". http://www.fdc55.com/images/stories/missions/ap_171007.pdf


Arrêté n° 2007-0286 ARRETE PREFECTORAL MODIFIANT LE SCHEMA DEPARTEMENTAL DE GESTION CYNEGETIQUE DE LA MEUSE :

"Les restrictions pour l'exercice de la chasse dans les bois d'une superficie inférieure à dix hectares figurant aux pages 30, 31 et 32 du Schéma Départemental de Gestion Cynégétique de la Meuse sont abrogées". http://www.fdc55.com/images/stories/missions/ap_041207.pdf

Arrêté n° 2007-0286 ARRETE PREFECTORAL MODIFIANT LE SCHEMA DEPARTEMENTAL DE GESTION CYNEGETIQUE DE LA MEUSE :

"Les restrictions pour l'exercice de la chasse dans les bois d'une superficie inférieure à dix hectares figurant aux pages 30, 31 et 32 du Schéma Départemental de Gestion Cynégétique de la Meuse sont abrogées". http://www.fdc55.com/images/stories/missions/ap_021208.pdf

Arrêté n° 2008-0292 ARRETE PREFECTORAL MODIFIANT LE SCHEMA DEPARTEMENTAL DE GESTION CYNEGETIQUE DE LA MEUSE :

"Les dispositions du paragraphe relatif aux particularités liées à l'espèce cerf dans le cadre du plan de chasse(pages 36 et 37 du Schéma Départemental de Gestion Cynégétique de la Meuse) et notamment les différentes classes et les possibilités de marquage des animaux, sont remplacées par les dispositions suivantes". http://www.fdc55.com/images/stories/missions/ap_171109.pdf

Arrêté n° 2009-0454 ARRETE PREFECTORAL MODIFIANT LE SCHEMA DEPARTEMENTAL DE GESTION CYNEGETIQUE DE LA MEUSE :

" Toute forme d'agrainage est suspendue du1er décembre inclus jusqu'au 28 février inclus sur l'ensemble des massifs cynégétiques suivants (cartographie en annexe) :17, 18, 21,42, 43, 46, 47, 52, 53, 55, 56, 59, 60."  http://www.fdc55.com/images/stories/missions/ap_171109.pdf

Arrêté n° 2010-2405 ARRETE PREFECTORAL MODIFIANT LE SCHEMA DEPARTEMENTAL DE GESTION CYNEGETIQUE DE LA MEUSE :

" Toute forme d'agrainage est suspendue du1er décembre inclus jusqu'au 28 février inclus sur l'ensemble du département de la Meuse"  http://www.fdc55.com/images/stories/missions/ap_171109.pdf

Pourquoi juste les ARRÊTES concernant l'agrainage seraient contestable !!!

Plan national de maîtrise du sanglier

http://www2.equipement.gouv.fr/bulletinofficiel/fiches/Bo200915/met_20090015_0100_0021PNMS.pdf

4 – Définir et encadrer l’agrainage du sanglier ( page 9 et 10 )


Durée d’application nécessaire :


Le dispositif doit être précisé dans le cadre du SDGC, et peut être repris, pour le sanglier, dans le plan de gestion de l’espèce.
 

Mise en oeuvre :

Les modalités relatives à l’agrainage doivent désormais obligatoirement figurer dans le schéma départemental de gestion cynégétique. Seules des dispositions simples et claires sont applicables. Ainsi, comme pour toute réglementation, elle doit pouvoir être contrôlée. C’est le cas de mesures simples telles que : « agrainage autorisé ou interdit », suivant critères géographiques, temporels, système de distribution… Des critères tels que la quantité distribuée doivent être évités car très difficilement contrôlable. Si le travail de contrôle peut s’avérer chronophage il s’avère indispensable pour crédibiliser la mesure.