La "business chasse" gagne les ACCA .....

LOISEY-CULEY : Blog officiel de l'ACCA


Très sincèrement en cliquant sur ce lien
http://www.fdc55.com/fichier_web/adresses_utiles/bloggeurs.htm

--> Acca de Morley (doc PPS 1,5 Mo).


nous avons été choqués.

Tout d'abord il s'agit d'une ACCA ou l'on ne peut vendre d'action, ni de droit de participation.

Il est possible d'accepter des sociétaires extérieurs suivant dispositions du code de l'environnement, en aucun cas pas plus à eux comme aux autres sociétaires résidents de " facturer" un droit de participation de 100 € ou - ou +.

Il est possible de vendre des cartes dites "temporaires" à la journée ou suivant forfait mais on ne peut parler d'action, car cela supposerait que le bénéficiaire serait de droit un sociétaire.

La subtilité des termes ouvre des droits différents.

Ce site présente une offre commerciale avec une accroche "tapageuse" d'une compagnie de sangliers posant pour la photo souvenir, des top modèles apprivoisés ou trop bien nourris.

L'auteur de ce site est un as du marketing, il a trouvé et surtout osé afficher ses ambitions.
Même les sociétés traditionnelles de la chasse touristique demeurent plus discrètes.
Surtout par les temps actuels.

Pour avoir été plusieurs mandats membre de la commission préfectorale de la consommation, qu'il nous soit permis eu égard cette ancienne fonction de porter un jugement admiratif.

Tout est clair, net et sans bavure ou presque.

Parce que " vendre" le sanglier d'approche à 100 € quand le bracelet coûte déjà ce prix (comprenant la taxe à l'ha) c'est du prix coûtant pour attirer le chaland. Et, même de la vente à perte, car s'ajoutent d'autres frais que toutes sociétés connaîssent bien.

Il y a donc, comme dans toutes publicités, le truc * vous savez la petite étoile. On ne nous parle pas de la venaison, ni de la suite, ni de l'accompagnement ni du territoire, parce que lâcher des "sérial killers" dans la nature implique un suivi logistique.

Sans ambages, on vous annonce la couleur : au-dessus de 60 kgs c'est 150 € , 300 € pour 100 kgs et ce qui nous choque profondément dans cette tarification est la facturation de 5 € du kilo pour le tir de de femelle au-dessus de 60 kgs.

Faites le compte à 70 kgs cela donne du 150 + 5x70= 500 € le sanglier sans doute hors venaison !!!! nous n'avons rien vu sur ce thème. Le brocard étant affiché avec ou sans.

Nous ne sommes pas jaloux, si cette ACCA a trouvé le filon pour attirer les "gogos" pourquoi pas, la nature en est remplie surtout dans le monde de la chasse.

Mais là où vraiment cela blesse c'est dans cette formulation de facturation des laies au-dessus de 60 kgs.

C'est à dire, que l'on transforme cette ACCA en "business chasse", dans la perspective de perpétuer le développement des populations excédentaires de sangliers en protégeant à coups d'euros les laies de 60 kgs et +

La mission des ACCA étant de détruire les nuisibles et de réguler la faune sauvage, on ne comprend plus.

On comprend encore moins , quand cette offre est diffusée sur le site fédéral, quand notre président Michel Thomas prêche dans le verbe et l'écrit la volonté fédérale de supprimer les amendes et autres pénalités, sa volonté de ramener à 7 sangliers aux 100 ha le prélèvement maximum, quand il dit publiquement avoir été trompé et abusé par les gens de ce secteur lui ayant promis la maîtrise des populations alors que la lecture de ce site en prouve le contraire et qu'ipso facto on trompe encore plus notre président.

Que cela n'ouvre pas la voix au retour d'une gestion maîtrisée du sanglier ni à la paix dans nos campagnes, nous le voyons chez nous,le sanglier est à l'affût de la moindre ouverture et dés qu'un coup de groin apparait, le téléphone sonne chez le président.

Cette "publicité" a sans doute échappé à la vigilance fédérale , mais également au Technicien en charge à la DDAF.

Il va trouver une excellente occasion de distribuer une " pelletée " de bracelets pour satisfaire aux nombreuses demandes.

Et, surtout d'organiser une journée promotionnelle avant saison par le biais d'une battue administrative. Rien de tel pour assurer une bonne publicité.

Parce que les battues de fin de saison, on déjà vu, ou rien vu plutôt.