L'agrainage suspendu ?


Au 30 Novembre,

L'interdiction d’agrainer dans certains secteurs prend effet au premier décembre et les commentaires ne manquent pas, tel en témoigne le blog de Loisey Culey :

Cette année, les incantations de notre président totalement oubliées depuis, les prix et le nombre de bracelets à la hausse ont sapé provisoirement le moral des chasseurs meusiens, mais au fur et à mesure des coups de fusils, ils sont devenus sourds.

Pourvu que cela dure et cela durera.
Les amendes et diverses restrictions de tirs fleurissent bon teint.
Objectif : conserver les acquits.
Sans équivoque, nécessaire dans les forêts à bas débit ( moins de 5/7 sangliers tués aux 100 ha) correspondant à 1 voir 2 sangliers 100 ha restant en fin de saison.
Avec équivoque chez les business chasse où il n’est pas question de baisser son niveau de vie.

Des exemples ont été cité où à partir de 60 kilos vidé c’est facturé, et où le bracelet est lui aussi facturé en tout ou partie. Pourtant là on approche plus des 30que des 5/100.
Mais le standing des uns et des autres exige la poursuite du toujours plus.

Au milieu de tout cela l’un de nos amis nous racontait que du coté de l’Argonne, certains avaient épuisé leurs bracelets après renouvellement, signe qu’il y en a dans le secteur.

La fédération devra rebattre ses cartes en fin de saison, le nombre imposé de bracelets, ne correspondra pas aux réalités terrain et pour conserver toute crédibilité devra pratiquer des tarifs très progressifs afin que les petits ne servent à financer les gros.
Si la plupart des chasseurs dans leur ensemble ont pu avaler les pléthores de bracelets, ils peuvent sans aucun doute faire plus.

Une évidence, les dégâts sur semis sont devenus cette année préoccupants, et comme toujours ce sont les ACCA de plaine qui participent alors que les grosses sociétés de bois ne font rien et ne paient pas plus.

Finalement, elles ont raison, à nous chasseurs d’ACCA d’aller les rejoindre et de laisser les plaines à qui veut bien aller clôturer et subir les foudres des exploitants.

La récente interdiction d’agrainer de certains secteurs, une mesurette n’ayant rassuré ni inquiété personne démontre que l’administration sous un faux semblant laisse perdurer une situation concluant à la mise en place d’une industrie de la chasse en Meuse
.

De même, une commande de 8 tonnes de maïs par un président d'ACCA qui ne laisse pas présager la suspension de l'agrainage sur la période désignée par l'arrêté préfectoral.



Comme détaillé, l'exécution du présent arrêté est sous la responsabilité de toutes les personnes auxquelles sont conférés des pouvoirs en matière de police de la chasse. La plupart étant chasseurs, il n'y a pas grand chose à craindre. Aussi quel petit fonctionnaire aurait l'audace de vouloir dénicher un agrainoir dans une chasse de 4000 Ha en y passant sûrement une journée complète et en espérant ne pas se perdre dans le bois ?
Les petites ACCA qui n'ont pas de parapluie commencent à démanteler leurs agrainoirs car connus de tous tandis que les chasses Business ou les grandes ACCA, avec la couverture d'un fauteuil en cuir, se contentent d'un haussement d'épaule et d'un bras d'honneur en persévérant dans le toujours plus.

Le moment viendra ou une question essentielle se posera :
Notre préfet n'a t'il rien compris ? Ou bien au contraire, il a tout compris et dans ce cas , il est plus simple d'être chasseur , adjudicataire de chasse plutôt que d'être Agriculteur respectueux de la terre.

Interdiction de l'Agrainage .

Un arrêté interdisant l’agrainage sur certains massifs durant la saison de chasse vient d’être pris. Un début vers la régulation de la surpopulation de sangliers.








Cependant, qu'en sera t'il des parcelles semées et laissées volontairement à disposition des sangliers? Ici, Route Nationale 4 entre Ménil la Horgne et Void, une parcelle de maïs d'environs 5 Ha, louée à titre privé et pas dans un cadre agricole par l'adjudicataire du bois jouxtant cette parcelle, des panneaux "risque de gibiers" mettent en garde les automobilistes de la possible présence de gibiers sur la route sur 3000 métres.

Les autres chasseurs contraints de respecter l'arrêté pourraient se montrer interpellés...




Sur cette portion de route, il n'est pas rare de voir les sangliers le long de la glissière de sécurité et des accidents se produisent souvent, mais monsieur tout le monde ne pèse pas lourd devant le "business chasse" .

Bien triste nouvelle mardi 8 décembre dans le journal, entre Ligny en barrois et Givrauval sur la D966, un accident mortel avec un sanglier en cause... Mais quand les actions remplaceront-elles le semblant d'agir !!





Mr le Préfet interpellé par les faits de l'accident...

Un agriculteur à bout de nerfs

Des dégâts répétitifs d'année en année sur les mêmes parcelles, des relations tendues avec les experts de la fédération des chasseurs car eux aussi se disent excédés par les déclarations incessantes de dégâts et des piles de dossiers à gérer dans la fourchette des dix jours, bref le climat était tendu avant l'existence de l'association "Les Robins Des Champs" et aujourd'hui on arrive à des situations extrêmes avec des relations aggravantes et des actes malheureux.



La faim dans le monde et le développement durable sont des sujets d'actualité.
Me Michel dit : "nous sommes dans un pays de fous" , il y a de quoi se poser la question , combien de pubs télévisées , de slogans pour interpeller le simple citoyen à soutenir une cause humanitaire et en face le monde de la chasse avec son gouffre financier privé où nagent des élus , des hommes d'affaires , des industriels , enfin " les grands hommes ". Pauvre citoyen, on lui demande de porter le monde à bout de bras et encore de tenir la tête des pays défavorisés hors de l'eau d'une troisième main pendant que nos "grands hommes" jouent à la chasse aux sangliers dans nos campagnes, sur nos terres, en parti à nos frais, occasionnant des pertes de production et détournant des produits agricoles pour l'agrainage . Mais quand nos "grands hommes" vont-ils soutenir des causes justes et combattre la faim dans le monde...

courrier des lecteurs

La France Agricole, octobre 2008; un retour en arrière.






Les sangliers alimentent la chronique et pas seulement en Meuse. Il ne faut pas imaginer que la surpopulation de sangliers se limite à de petits secteurs ,
bien au contraire et il y a tout lieu de penser que la concurrence s'installe entre les sociétés de chasse en vantant l' abondance du grand gibier sur le "domaine" .

Un chasseur pris en flag !





Lundi 5 octobre,
Un chasseur (président d’ACCA) a été surpris en train de déposer des sangliers sur la voie publique, en plus devant des exploitations agricoles ! Un agriculteur, voyant la scène de sa propriété, empêche le chasseur de repartir en bloquant son 4x4 qui tracte une remorque contenant encore cinq dépouilles de sangliers ; celui - ci, saisi de peur, contacte les gendarmes se disant menacé. Ils sont arrivés dans le quart d'heure à trois et voyant le décor, ils contactent leur chef... Pas moins de trois voitures de gendarmes sont venues pour constater les faits. C’est la 2ème fois qu’il se fait prendre, la première étant le dépôt de sangliers devant une Mairie.
Ne mettons pas d'huile sur le feu, mais le raccourci qui consiste à imputer tous les sangliers retrouvés sur la voie publique aux Robins des Champs est donc peut-être un peu rapide.

Malheureusement, aucun article dans la presse. Hé oui! Nous ne "VALLONS" pas les mêmes valeurs.


Lundi 19 octobre,
L'actualité de la chasse par Michel Thomas et bien sûr nous ne somme pas épargnés (lire l'article).




Je cite ; "il reste un noyau dur, Les Robins des champs" .
-------------- C'est un noyau qui s'étend sur tous le sud de la Meuse , il prend un peu de la Haute-Marne et déborde sur la Meurthe et Moselle... et si il germe au printemps !!
-------------- Ensuite " le deal" , nous attendons toujours les actions sur le terrain. Les recommandations proposées par l'administration cet été ont rencontré l'indifférence de beaucoup de chasseurs, aussi dans ces mesures, seules les ACCA étaient sollicitées pendant que les sociétés de chasse aux bois pouvaient prospérer dans la continuité du problème.

Au 30 octobre, les chasseurs locaux pleurent misère ne trouvant pas les sangliers alors que les parcelles voisines de leur territoire de chasse subissent des dégâts toutes les nuits et le phénomène est encore plus frappant en périphérie de forêt Domaniale. Sur ces forêts là, l'ONF loue le droit de chasse et cautionne la surpopulation de sangliers en profitant des Royalties...

Le Deal est là...

Manif des chasseurs



Aucun membre de l'Association en est l'auteur !! alors qui ? un agriculteur excédé qui n'est pas membre ? , un chasseur ? Laissons le NCIS trouver la réponse...


Appel de Mr Thomas pour une manifestation des chasseurs...


LOISEY-CULEY : Blog officiel de l'ACCA


Fabrice Noél : entretien avec le président des Robins des champs


Largement mis en cause dans la lettre circulaire adressée par la FDCM55 à ses adhérents publiée dans le Blog assortie d'un extrait de presse et de nos commentaires, le président des Robins des champs ne pouvait que réagir tant en ce qui le concerne qu'à la demande de certains de ses adhérents lisant notre blog.
Avec une moyenne journalière de lecture de 100 pages vues, il est évident que ce dernier ratisse large.

L'audience toujours en croissante confirme son intérêt.


Bien que tenté par une contre manifestation en réponse à celle prévue des chasseurs à Commercy samedi soir, Fabrice Noél et son équipe n'en feront rien, voila de quoi rassurer les services concernés, car du grabuge il pouvait y en avoir.
S'il se défend d'être mêlé personnellement aux derniers événements consistant en des dépôts de sangliers morts, il reconnaît qu'au cours du mois d'août excédé par l'absence de réaction du monde de la chasse il avait bien agit, l'avait reconnu, et comprenait parfaitement que le problème sanglier n'était pas un cas Noél/chasseurs mais bien exploitants en général/certaines sociétés de chasse et plus particulièrement celle de sa commune.
Ainsi Fabrice Noél précise que certaines nuits vers 1 heure du matin, c'est prés de 300 sangliers qu'il est parfois possible d'observer, lesquels ne bougent guère aux pétards et autres moyens d'intimidation développés. Ceci expliquerait peut être le fait que les sociétés traditionnelles au bois, aient pour l'instant des résultats maigrelets, les animaux se tiendraient en périphérie de plaine.
Il estime que si certains présidents d'ACCA avaient mis de la bonne volonté, personne n'en serait là.
Fabrice Noél devait indiquer, qu'en procédant à la récolte de son mais,il avait perdu prés de 12 heures à réparer sa machine, un engin très performant à cause des fils jetés dans le champ, de boulons accrochés aux pommes de pins etc...Ces exactions sans réponse de la part de la gendarmerie jointes aux destructions massives au cours de l'été, ne peuvent qu'appeler de sa part des réactions très déterminées fussent telles devait-il préciser au péril de sa vie, dés lors qu'une finalité est engagée il ira à son terme, car lui et nombre d'exploitants sont excédés.

Et, de poursuivre, en mettant en cause directement le président de la FDCM55 Michel Thomas à ses yeux responsable de la carence des chasseurs.
Le préfet n'est pas épargné, soupçonné de vouloir gagner du temps.
Nous avons expliqué à Fabrice Noél que le président Michel Thomas était le président de tous les chasseurs de la Meuse, les bons les mauvais.
A ce titre il ne peut admettre que des sangliers soient traités comme des " sacs de charbon" et se doit de le faire savoir.

Nous apprécions beaucoup quant à nous, le président Michel Thomas, ce n'est pas facile de tenir " le manche" dans la conjoncture actuelle, partagé entre l'enclume et le marteau, sous entendez l'abondance de sangliers gibier préféré des chasseurs et facture des dégats occasionnés par eux.
Il sait et connait le désarroi de nombre de société abandonnant la partie et ce n'est pas fini. Beaucoup sont en sursis.
Il en connaît les tenants et les aboutissants, mais il est le président d'une association démocratique et n'est pas seul , le conseil d'administration existe.

Nul ne peut lui faire procès de recommander tant par circulaires, que dans les réunions, aux assemblées générales de réduire drastiquement le nombre de sangliers.

Il y est obligé, condamné nous le savons tous. L'avenir de la chasse et de la fédération est en jeu.

Il est possible d'estimer que,

Les récents cas de sangliers tués et placés au carrefour ( voir article presse)
Sont une aubaine inespérée pour faire avaler les pilules constituées de bracelets couteux distribués en abondance aux chasseurs en leur désignant des boucs émissaires représentés par les Robins des champs.

En manifestant les chasseurs oublieront que ce sont les services préfectoraux ayant déterminé le nombre, la fédération le prix, parce qu'il lui faut trouver les fonds d'indemnisation pour payer les dégâts causés par les sangliers dont finalement l'abondance n'est pas le fait des Robins des champs, ni de la fédération, ni de l'administration mais bien uniquement du seul fait des chasseurs eux mêmes et plus spécialement de certains qui nourrissant et donnant des consignes ont joué aux apprentis sorciers et dont plusieurs se sauvent aujourd'hui comme des malfrats afin de se dérober et s'exonérer de leur responsabilité.

N'y a t-il pas incongruité à voir tous ces seigneurs de guerre jeter l'éponge en laissant l'ardoise à ceux restant et en général des sociétés solidaires mais non responsables et non coupables.

Pour autant, nous ne pouvons admettre en chasseur responsable, partisan de l'éthique et du respect du au gibier et au sanglier en particulier de le voir bafoué, lui non plus n'est pas coupable.

Du sanglier on en veut et en voudra toujours, dans le respect de ce qui va suivre.
Tout comme les Robins des champs auront toujours besoin des chasseurs.

Les réponses se trouvent ailleurs. A la fin de l'année cynégétique un bilan pourra établir passif et actif.
Des enseignements retirés, de nouvelles orientations pourront sortir.

Assurément, il y aura de la casse et matière à réfléchir. Des associations auront disparues, peut être beaucoup de sangliers si les bracelets sont réellement utilisés là où c'est vital.

Aussi , une facture dégâts qui fera peut être mal, un peu moins si les tendances mais se confirment, mais du sursis.

Il est trop tard cette saison de pratiquer du tir de nuit ou de la chasse d'été en plaine de manière intensive. Le préfet a raison d'attendre. Mais se doit chiffres en mains dés mars de prévoir un plan d'action.

Quant aux ACCA ne jouant pas le jeu, il existe plusieurs moyens pour les y inciter, la carotte et le bâton.

Cela est du ressort conjoint du préfet, tuteur des ACCA et de la fédération bailleur de fonds.

Pour l'instant tous les deux ont failli.

Encore que le président Michel Thomas a déjà prévu la carotte, faisons lui confiance.

Quant au bâton dans les statuts types d'ACCA consultables sur le site fédéral Internet voici de quoi moudre du grain :

ACCA
-------------------------------------------------------

Elle a pour but dans le cadre du Code de l'environnement, d’assurer une bonne organisation technique de la chasse, de favoriser sur son territoire le développement du gibier et de la faune sauvage dans le respect d’un véritable équilibre agro-sylvo-cynégétique, l’éducation cynégétique de ses membres, la régulation des animaux nuisibles, le respect du plan de chasse et des plans de gestion ainsi que du schéma départemental de gestion cynégétiques.



Elle a également pour objet d’apporter la contribution des chasseurs à la conservation des habitats naturels, de la faune et de la flore sauvages.



Son activité s’exerce dans le respect des propriétés, des cultures et des récoltes. Elle est coordonnée par la fédération départementale ou interdépartementale des chasseurs.



Elle collabore avec l’ensemble des partenaires du monde rural et, en particulier avec la commune de son territoire.
---------------------------------------------------

c'est écrit dans les textes, le partenariat agricole/ACCA est obligatoire.

Ne vaut-il pas mieux se servir d'un avocat pour faire respecter l'esprit et la lettre des ACCA que d'un tracteur pour écraser un sanglier ??

Ce serait mieux perçu et certainement plus dissuasif, il suffit de voir quelques arrêts de cours d'appels ( Bordeaux) ayant condamnés des ACCA ne remplissant pas leur mission.

Si en plus des généreux bracelets bien payés, de confortables indemnités étaient rajoutées par les tribunaux, plus d'une ACCA serait de gré ou de force plus royaliste que le roi, à la vue d'un marcassin en plaine le tocsin retentirait dans la vallée.

Nous l'avons connu, c'était il y a seulement 20 ans en arrière.

Sur le site de la FDC55.

Le 15 septembre 2009 FLASH INFO le Président Thomas :

A la suite d’une entrevue que j’ai eue ce jeudi matin avec le Préfet de la Meuse, nous devons déplacer le rassemblement de GIRONVILLE à COMMERCY.
Le rendez vous est donc fixé à 09 h 30 – Place du Fer à Cheval à COMMERCY.
Nous sollicitons une audience avec le Sous-préfet de Commercy. Par ailleurs, notre revendication reste identique avec un slogan : « Halte à l’impunité ».
Comptant sur votre présence.




Un rendez vous Robins des Champs avec la presse est prévu pour apporter notre contre partie face à cette manifestation.

Néanmoins un merci pour les chasseurs et Monsieur Thomas car ils ont mis une pression suplémentaire sur le dossier.

La Manif dans la presse...








L'honneur de la chasse en jeu




Nous savons que la chasse est largement représentée à l'assemblée Nationale, le monde industriel, etc...
Messieurs les "Grands Hommes", qui chassez dans notre région ou ailleurs; mais là où le sanglier abonde;
Les chasses deviennent des chasses bal trap où les sangliers deviennent les assiettes gentillement poussées devant le fusil.

La nature se gère très bien toute seule et jamais elle n'aurait permis de telles surpopulations si "l'homme" ne l'avait dirigée.
La nature respecte ceux qui la respecte, et le vrai chasseur qui part à la chasse avec ses cinq sens et un instinct développé de chasseur, qu'il soit en poste ou rabatteur connaîtra les vrais sensations d'une vraie chasse et la nature lui offrira un vrai trophée de chasse.
Dans une vraie chasse, le sanglier se mérite et se n'est pas un troupeau mené devant le fusil.

Surpopulation , biodiversité et respect de l'environnement ; cela peut - il cohabiter ?

MESSIEURS LES "GRANDS HOMMES" , ne cautionnez plus les chasses BAL TRAP mais cherchez les vrais sensations pour une vraie chasse et laissez la nature vous offrir de vrais trophées , dans le respect de la forêt , de la plaine , de l'agriculture et des hommes...



Il est certe plus facile de parler "politique ou contrat" aprés une bonne journée de chasse festive, à condition que les invités aient eu des bonnes opportunitées de tirs, oui mais ! des tirs heureux, même si l'épaulement du fusil laisse à désirer. Pour ceux là, les sangliers auront eu un agrainage abondant la veille , avec ce qu'il convient dedans , pour qu'ils soient "ramoloss" le jour "J" devant les fusils.

Aujourd'hui,dans le monde de la chasse actuelle, être adjudicataire sur une bonne forêt avec du sanglier abondant (et s'il ne l'est pas ; on l'y rend), donne un pouvoir économique, politique et social.

Reste t'il une différence entre le monde de la chasse et le monde mafieux ??


Dimanche, très bon article de Monsieur BLACKBORN de l'ASPAS...paru dans L'Est Républicain.

Sangliers , le retour.

Septembre 2009 ;

Bord de routes,


Semis de cola :







Chaumes de colza : et pour le blé que suivra ?




Encore d'autres terres , futurs semis en céréales.





Sur prairies,



Avec le retour de la pluie et des températures plus fraîches, les vers remontent plus près de la surface du sol, en même temps les sangliers reprennent leurs activités nocturnes en élargissant les distance parcourues plus loin des points d'eau, à la recherche de protéines ( vers , larves, petits rongeurs, escargots,champignons, même petits mammifères ) dont l'AGRAINAGE INTENSIF (DU NOURRISSAGE) provoque le déséquilibre et la déficience.

Le territoire accumule, de jour en jour, les blessures de se mammifère omnivore qui ne vie que pour survivre en respectant les règles de bases de la nature ; VIVRE, PROCRÉER, NOURRIR SA PROGÉNITURE, et ainsi de suite... si "l'homme" n'avait pas déréglé ces règles !...

Certaines ACCA respectent leurs engagements cynégétiques, mettent en oeuvre les nouvelles directives départementales et leur travail est apprécié.

D'autres font de-même, mais sous l'invasion des populations voisines des grosses sociétés (forêts domaniales ou des ACCA voisines), leur travail demeure invisible.

D'autres encore appliques la politique de la chasse business, et comme beaucoup de grandes sociétés, ne se sont pas mobilisées dans les nouvelles directives départementales, ne se manifestent pas pour la pose des clôtures électriques autour des champs de maïs, ne se soucis pas des problèmes de dégâts de sangliers en plaine, mais trouvent des volontaires pour assurer l'agrainage toute l'année et gérer l'approvisionnement en maïs .


Aussi des mesures, prises dans l'urgence par les services de l'état, restent invisibles sur le terrain.




Octobre 2009 après les semis ...

Semis de blé.




Sur pâture .


rencontre avec Monsieur le Préfet

19 septembre 2009,

Rencontre avec Monsieur le Préfet.

Cette réunion était organisée par la FDSEA , étaient présents Monsieur le Préfet, Monsieur le Sous Préfet, la FDSEA, la Chambre d’agriculture, la DDA, la FDC et notre association.



Semis de colza au stade deux feuilles vraies pour ce qu'il en reste;



Aprés une visite sur le terrain autour de Commercy, nous nous somme rendu à la sous -prefecture de Commercy où il était prévu de dialoguer sur le problème.

La "business chasse" gagne les ACCA .....

LOISEY-CULEY : Blog officiel de l'ACCA


Très sincèrement en cliquant sur ce lien
http://www.fdc55.com/fichier_web/adresses_utiles/bloggeurs.htm

--> Acca de Morley (doc PPS 1,5 Mo).


nous avons été choqués.

Tout d'abord il s'agit d'une ACCA ou l'on ne peut vendre d'action, ni de droit de participation.

Il est possible d'accepter des sociétaires extérieurs suivant dispositions du code de l'environnement, en aucun cas pas plus à eux comme aux autres sociétaires résidents de " facturer" un droit de participation de 100 € ou - ou +.

Il est possible de vendre des cartes dites "temporaires" à la journée ou suivant forfait mais on ne peut parler d'action, car cela supposerait que le bénéficiaire serait de droit un sociétaire.

La subtilité des termes ouvre des droits différents.

Ce site présente une offre commerciale avec une accroche "tapageuse" d'une compagnie de sangliers posant pour la photo souvenir, des top modèles apprivoisés ou trop bien nourris.

L'auteur de ce site est un as du marketing, il a trouvé et surtout osé afficher ses ambitions.
Même les sociétés traditionnelles de la chasse touristique demeurent plus discrètes.
Surtout par les temps actuels.

Pour avoir été plusieurs mandats membre de la commission préfectorale de la consommation, qu'il nous soit permis eu égard cette ancienne fonction de porter un jugement admiratif.

Tout est clair, net et sans bavure ou presque.

Parce que " vendre" le sanglier d'approche à 100 € quand le bracelet coûte déjà ce prix (comprenant la taxe à l'ha) c'est du prix coûtant pour attirer le chaland. Et, même de la vente à perte, car s'ajoutent d'autres frais que toutes sociétés connaîssent bien.

Il y a donc, comme dans toutes publicités, le truc * vous savez la petite étoile. On ne nous parle pas de la venaison, ni de la suite, ni de l'accompagnement ni du territoire, parce que lâcher des "sérial killers" dans la nature implique un suivi logistique.

Sans ambages, on vous annonce la couleur : au-dessus de 60 kgs c'est 150 € , 300 € pour 100 kgs et ce qui nous choque profondément dans cette tarification est la facturation de 5 € du kilo pour le tir de de femelle au-dessus de 60 kgs.

Faites le compte à 70 kgs cela donne du 150 + 5x70= 500 € le sanglier sans doute hors venaison !!!! nous n'avons rien vu sur ce thème. Le brocard étant affiché avec ou sans.

Nous ne sommes pas jaloux, si cette ACCA a trouvé le filon pour attirer les "gogos" pourquoi pas, la nature en est remplie surtout dans le monde de la chasse.

Mais là où vraiment cela blesse c'est dans cette formulation de facturation des laies au-dessus de 60 kgs.

C'est à dire, que l'on transforme cette ACCA en "business chasse", dans la perspective de perpétuer le développement des populations excédentaires de sangliers en protégeant à coups d'euros les laies de 60 kgs et +

La mission des ACCA étant de détruire les nuisibles et de réguler la faune sauvage, on ne comprend plus.

On comprend encore moins , quand cette offre est diffusée sur le site fédéral, quand notre président Michel Thomas prêche dans le verbe et l'écrit la volonté fédérale de supprimer les amendes et autres pénalités, sa volonté de ramener à 7 sangliers aux 100 ha le prélèvement maximum, quand il dit publiquement avoir été trompé et abusé par les gens de ce secteur lui ayant promis la maîtrise des populations alors que la lecture de ce site en prouve le contraire et qu'ipso facto on trompe encore plus notre président.

Que cela n'ouvre pas la voix au retour d'une gestion maîtrisée du sanglier ni à la paix dans nos campagnes, nous le voyons chez nous,le sanglier est à l'affût de la moindre ouverture et dés qu'un coup de groin apparait, le téléphone sonne chez le président.

Cette "publicité" a sans doute échappé à la vigilance fédérale , mais également au Technicien en charge à la DDAF.

Il va trouver une excellente occasion de distribuer une " pelletée " de bracelets pour satisfaire aux nombreuses demandes.

Et, surtout d'organiser une journée promotionnelle avant saison par le biais d'une battue administrative. Rien de tel pour assurer une bonne publicité.

Parce que les battues de fin de saison, on déjà vu, ou rien vu plutôt.

Plan National de maîtrise du sanglier




Pour résoudre le problème de surpopulation de sangliers, quelles que soient les mesures prises et aussi efficaces soient-elles, c'est sûr qu'il faut recadrer la pratique de la chasse, la gestion de la faune sauvage et les contrôles sur le terrain pour supprimer les comportements abusifs et irresponsables qui ne font que nuire à l'image de la chasse et du chasseur ; mais par quel moyens ? car il faut aussi prendre en compte les conflits d'intérêts quand il y a responsabilités multiples, le copinage et le semblant d'agir pour ne pas nuir à l'autre... trop souvent réels.
Les rapports, les comptes-rendus des saisons de chasse sont toujours rassurants mais la situation actuelle montre qu'ils ne reflètent pas la réalité et les autorités qui s'y fient montrent leur naïveté.

En attendant, tuer du sanglier, bien-sûr ! mais tant que la fabrique tourne à plein, rien ne change ...c'est juste une illusion.


Peut-on obliger un chien à aller à la chasse?
Peut-on changer la pensée du "fais comme je dis mais pas comme je fais" !!!

Dans l'idée du plan, (DDA, chasseurs, lieutenant de louveterie, Garde de l'office de la chasse, tous acteurs de la situation actuelle), chacun doit jouer son rôle ... c'est comme demander à Arsène Lupin de garder un musée...

Zoom sur la chasse.


De nos jours et dans notre région, le sanglier est agrainé régulièrement et toute l'année. Que ce soit en poste fixe automatisé ou en mode linéaire, les bêtes s'habituent à la venue des 4x4 qui deviennent synonyme de croquettes (comme les chats quand vous sortez le sac du placard) et donc ne craignent plus le bruit des moteurs. C'est au point que pendant les vacances d'été, les gens des villages prennent plaisir à se promener sur les chemins de campagne, avec leurs petits enfants de la ville, pour leur montrer les sangliers dans la plaine faisant des trous, et ils trouvent ça rigolo !! En fait l'abus de l'agrainage rend le sanglier vulnérable et provoque un déséquilibre alimentaire qui le pousse à chercher encore plus de protéine (donc les vers, les petits rongeurs dans le sol) et donc il creuse et cherche toute l'année. Avec la naissance des marcassins, le sanglier (les laies suitées) retourne et retourne de la prairie, encore! pour que sa portée se nourrisse des vers qu'il aura mis en surface ou des rongeurs qui seront délogés. Aussi il aime les céréales immatures, lorsque les grains sont en lait, idem pour le maïs. Il en couche en abondance aussi pour nourrir les petits qui ne mangeront pas la moitié des pommes de maïs mises à terre . Le sanglier saccage énormément au contraire du chevreuil.


Notre but est la régulation de la surpopulation des sangliers pour arriver à un nombre de 3 sangliers au 100 Ha de forêt. A une époque où le sanglier n'était pas si abondant, les dégâts étaient très mineurs, sans déclaration pour la plupart et donc pas de contrainte d'expertise avant récolte. Les agriculteurs qui le souhaitaient clôturaient eux-même leur champs de maïs sans critique envers les chasseurs. Les temps ont bien changé et on peut se demander si la Meuse, voire la Lorraine ne devient pas une réserve nationale de sangliers, (je souhaite vivement me tromper). Il est regrettable qu'il soit si difficile de se faire comprendre par certains chasseurs et responsables alors que des études menées par d'autres (chasseurs et politiques) arrivent quasi aux mêmes conclusions que nous. Présidents d'ACCA, j'en appelle à votre bon sens, il y en a bien quelques-uns qui se lassent de payer la facture des grosses sociétés de chasse commerciales et qui sont désignés fautifs de ce fléau par ces mêmes sociétés dont les présidents ont su prendre possession du système administratif du monde de la chasse et qui protestent que les ACCA ne tuent pas assez.


En effet, devant ce problème, on peut se demander ce que fait la loi et les responsables du domaine chasse au ministère.

Il y a pourtant le plan cynégétique de gestion du territoire (gestion de l'environnement, la nature, la faune sauvage). Ce plan vise à favoriser l'équilibre entre la faune sauvage, la nature, le respect de l'environnement et les gens qui vivent sur le territoire (agriculteurs, promeneurs, usagers de la route, etc... ). Il est élaboré par des représentants de tous les organismes touchés de prés ou de loin par ce plan, donc des représentants de la Chambre d'agriculture, de la Direction Départemental de l'agriculture et de la Forêt, de Meuse Nature Environnement, de la Fédération des Chasseurs 55 , de l'état ETC... Le problème est que dans ces organismes, tous ou partie des représentants sont chasseurs, voir adjudicataires et ont un seul et même intérêt " du gibier abondant " et pas n'importe lequel ... Le Sanglier ; en haut de l'échelle de la convoitise dans le monde de la chasse.


Le plan cynégétique est validé par arrêté préfectoral et sous contrôle du respect des engagements par des hommes de loi.

Ce sont des agents de l'ONF (parfois chasseurs ou adjudicataires). L'ONF loue ses forêts à de grosses sociétés de chasse aussi...et la rentabilité peut être plus importante que celle des ventes de bois.

Autres agents, les Lieutenants de louveterie, ils sont assermentés pour dresser des procès en cas de non respect de la loi, pour organiser les battues administratives (exigées par le Préfet), pour pratiquer le tir d'été et le tir d'animaux nuisibles (en mars, le sanglier est nuisible). Ce grade revient aux présidents de grandes sociétés de chasse ou aux chasseurs avec un ancien permis de chasse et n'ayant pas d'infractions sur leur dossier et profitent des produits de la chasse .

Les agents de l'ONC mais pouvant dresser des contraventions trop modestes compte tenu du pouvoir financier des sociétés de chasse.

Le système est là, prêt à agir, cependant le monde de la chasse est partout, et combien d'hommes politiques , de Députés , d'industriels chassent, ou profitent de la chasse, ou sont adjudicataires.

Le système est étouffé par le monde de la chasse, comme les mauvaises herbes étouffent vos plantations...

L'indemnisation des dégâts causés aux cultures qui ne couvre pas la perte réelle de récolte et ne prend pas en compte l'obligation de renouveler les stocks de fourrage pour l'hiver, N'AUTORISE PAS nos éleveurs "anonymes" de sangliers à faire du pâturage sur nos cultures soumises à réglementation de la PAC.


Présidents des ACCA et chasseurs locaux, Les Robins des Champs souhaitent vous rencontrer et réfléchir ensemble sur la problématique de la chasse d'aujourd'hui et imaginer la chasse de demain.

lesrobinsdeschamps@orange.fr