Atton, parlons en... Mr ASMUS le fait pour NOUS




LOISEY-CULEY : Blog officiel de l'ACCA

ATTON ?????
Nous avons lu pour vous :
http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/04/23/un-atelier-de-gibier-pour-une-premiere/


Un atelier de gibier pour une première !
23 04 2009

Pour la première fois en France, une fédération de chasseurs, celle de Meurthe-et-Moselle, sera à l'origine d'un atelier de transformation. Le futur atelier, financé à hauteur de 700 000 € par une trentaine d'actionnaires et une banque sera implanté à Atton, près de Pont-à-Mousson. Le bâtiment, qui sera ainsi proche des nouveaux locaux de la fédération de chasseurs, se veut être un modèle d'hygiène et de traçabilité. Il transformera du grand gibier venant de toute la Lorraine. En effet, les concepteurs de la marque « Gibier de Lorraine », sont partis du constat que les produits de la chasse étaient dévalorisés car ils ne garantissaient pas la traçabilité exigée par la règlementation européenne. Les chasseurs lorrains envisagent de commercialiser des produits où l'on trouvera jusqu'à 95% de viande de sanglier. Les plus belles pièces iront en effet dans les filières traditionnelles, tandis que le reste de la viande servira à des terrines, des pâtés, des saucissons et autres rillettes. A noter que l'activité de l'atelier sera saisonnière. Trois personnes débuteront auxquelles s'ajouteront des renforts au plus fort de la saison de chasse. D'après les estimations de « Gibier de Lorraine », entre 2500 et 3000 carcasses pourraient être traitées dès la première année sur les 80 000 animaux prélevés en moyenne en Lorraine.

Nous avons souhaité en savoir plus :

En consultant le K bis de cette société GIBIER DE LORRAINE immatriculée auprès du greffe du tribunal de commerce de Bar le Duc. http://www.infogreffe.fr/infogreffe/index.jsp
En consultant le site de la fédération des chasseurs de Meurthe et Moselle http://www.fdc54.com/index.php?page·=025


Nous avons appris :

Cette société sous forme de SAS est présidée par Patrick Massenet demeurant 62 Avenue du Général de Gaulle à 55190 Pagny sur Meuse, par ailleurs vice-président de la FDC 54
Elle comprendrait bien 3 salariés dont le fils Massenet employé en qualité de directeur.
Qui est Patrick Massenet :

Patron de la chasse de la Forêt domaniale de la Reine avec Gérard Caillot, que nous connaissons fort bien, pour avoir été il y a 2 baux notre actionnaire alors que nous étions précisément locataire du droit de chasse lequel appartient rappelons le à l'ONF. Le terme adjudicataire étant abusif, au sens propre. A l'époque tuer une vingtaine de sangliers à l'année relevait de l'exploit, maintenant c'est presque du quotidien.
Cette forêt est devenue au fil du temps, un élevage de sangliers de plein air, grâce à un agrainage intensif, le ravage des cultures environnantes dont les dégâts sont financés par les autres chasseurs, bref le mauvais exemple par les temps actuels.
Ce faisant, elle concoure avec les forêts voisines de Boucq, de Trondes, du Hazoy, d'Euville et autres chasses environnantes à battre des records en matière de quintaux détruits à l'hectare soit presque 4 fois plus que la moyenne de secteurs plus lointains comme le 38.
Afin de maintenir des effectifs pléthoriques, les punitions pour mauvais tir sont nombreuses, il nous a été dit que récemment l'un de ces chasseurs, lui-même ancien locataire nous ayant succédé et de surcroit lui aussi un ancien partenaire avait payé une amende salée pour le tir de deux jeunes laies. Soucieux de quitter un environnement devenu hors chasse traditionnelle, il en a été retenu car ici le « client est retenu» à l'aide d'une caution parait-il de 750 € que bien entendu on s'est refusé à lui restituer.
Où le bat blesse c'est que précisément Patrick Massenet soit le vice-président de la fédération de chasseurs de Meurthe-et-Moselle et que par cette triple appartenance, il est entretenu volontairement une confusion entre les trois entités, puisque de surcroit cet atelier de transformation se situerait dans des locaux jouxtant ceux de la dite fédération.
Dés lors, les « motifs légitimes » développés dans l'article des Bloggers lorrains nous interpellent fortement quant à leur sincérité.

Sur le fonds, la création de 3 emplois n'est pas sans intérêt, toutefois elle ne contribuera pas à faire baisser sensiblement le taux du chômage en France.

Nous connaissons bien le fonctionnement des SAS , d'une part le père président et le fils directeur, il faut se rendre à l'évidence que le patron ce soit lui, et qu'il s'agit bien d'une entreprise privée exerçant à des fins lucratives par confusion dans l'esprit du public avec les préoccupations du monde de la chasse et surtout de celle issue de la double appartenance entre la casquette de président de l'une et de vice président de l'autre.

Cela nous semble totalement contradictoire sur le plan éthique, parce que l'on se sert ou servira inévitable d'une casquette au profit de la seconde.

Par exemple, il est évident qu'un homme seul se présentant concepteur de cette réalisation, se verra probablement refuser tous crédits par une banque en jugeant farfelue l'idée de créer un atelier au motif que les sociétés existantes ont des chambres froides saturées de carcasses en attente, un marché bloqué et surtout saisonnier, en pleine période de crise économique, le sanglier devenu tellement abondant sature gratis de nombreuses tables lesquelles jadis achetaient pour Noel un bon morceau et coup de grâce final la perspective de l'arrivée prochaine du plan gouvernemental de gestion nationale de l'espèce sanglier entrainant quoi qu'il en soit à court terme s'il est appliqué la diminution drastiques des populations devant réduire des 2/3 afin de retrouver des normes acceptables, sans compter l'effondrement des cours du prix de la venaison avec l'accroissement de normes d'hygiène, sachant que les tableaux risquant de faiblir, les camions de ramassage ne pourront compter que quelques unités grevant les prix de revient.

Bien sur, et le sens de l'article nous le démontre, si on explique que c'est la fédération étant à l'origine de cet engagement à preuve le financement par une trentaine d'actionnaires des adjudicataires ou locataires de droit de chasse, un crédit plus favorable peut être engagé.

Il y a donc bien confusion, et cela nous choque, d'autant que les fournisseurs de matière première sont avant tout des sociétés ou personnes physiques, nullement maitres de leur destin, ayant souscrit des baux de chasse en 2004 et dont l'échéance se situe en 2016.

On nous parle de 750 000 € de financement, d'après nos renseignements et nos calculs l'investissement serait plus conséquent, avec les remboursements prévisionnels des emprunts contractés le seuil de rentabilité fixé entre 2500 et 3000 carcasses nous laisse perplexe.

Il suffit de faire le compte à partir du prix d'achat moyen au kilo des sangliers morts.

On nous parlerait de plus, nous comprendrions mieux, mettre en place des camions de ramassage, sachant que les pics se situent en début de semaine pendant seulement trois mois d'hiver, exige des capacités de traitement immédiats des dépouilles, pour stocker le produit brut afin de le transformer en cours d'années.

Nous connaissons bien Villette Viande depuis 30 ans, ils sont rodés sur un marché, et ont le mérite de payer presque cash tous les arrivages.

Ils sont indépendants.

D'autres ont essayé, ils se sont cassés les dents.

Qu'arrivera-t-il quand il ne faut pas l'exclure avec la contraction du marché, la trésorerie exsangue, retards de paiements, ensuite appel à remettre au pot en attendant des jours meilleurs, lesquels sont derrière nous parce que de gré ou de force, les approvisionnements vont s'assécher avec le plan gouvernemental, terminé la politique des petits copains au niveau fédératif, pour fabriquer plus, en faisant supporter le prix des bracelets sur tous.

Nous connaissons déjà des sociétés sollicitées ayant pris « la tangente » et non des moindres, en décidant finalement de retourner à Villette Viande.

Parce que toutes ces sociétés actionnaires sous couvert fédératif, ont un fil à la patte de taille, une vraie corde, celle du pendu.

En effet, le cahier des clauses générales de l'ONF interdit l'usage lucratif de la chasse.

Dés lors, que ces gens se constituent en société SAS dont l'objet légal est bien la distribution de bénéfices, dont les taux de prélèvements donc la production de gibier ne relève plus du simple acte de chasse, mais bien d'un élevage de plein air avec amendes à la clé pour non respect par les actionnaires des règles de production, il apparait que la justice ait bientôt son mot à dire sur le sujet.

L'ONF aime l'argent, il suffit de lire ses rubriques, le bois se vend mal, quand cerfs et chevreuils y vont un peu trop fort sur ses plantations, elle sait augmenter les plans de tirs, c'est elle qui subit le préjudice, pour le sanglier il est le fait des exploitants agricoles en premier, et par les autres chasseurs non ONF lesquels par le biais de la caisse des dégâts fédératif vont aider ceux la même de leurs dirigeants élus de tirer les ficelles à leur profit.

L'ONF est légaliste, bien assignée, elle s'inclinera. Elle a déjà commencé en Meuse en rallongeant certaines attributions dans des secteurs trop visibles.

Sans compter, qu'il nous été évoqué l'existence de caisses noires dans certaines sociétés de chasse, où l'on pourrait poser le principe en droit associatif quand cela existe de la capacité d'investissement et de prise de participation dans des sociétés à but lucratif et de l'origine des fonds, voir de leur application comptable.

Ce qui se passe dans le département voisin, nous concerne directement, du fait qu'il est présenté le fait sous un aspect 54 alors que la société se trouve en 55.


Mais à l'heure, où le président Michel Thomas de la FDCM55 se trouve confronté à un bilan fédératif déficitaire, à des dégâts excessifs dans les massifs 46 et 47 proches de cette forêt de la Reine, dont les taux ramené à l'ha de surface plaine, se situent à 4 fois la moyenne des autres, dont les taux de prélèvements par massif sont également de 4 fois la moyenne, et finalement comme nous l'a fait observer notre président encore bien plus supérieurs dans certaines sociétés phares, et alors qu'il est bien décidé à mettre fin à ces dégâts en distribuant « des pelletées de bracelets « pour casser la spirale du toujours plus , précisément éviter que ces « chasses business » ne vivent au « crochet » des honnêtes chasseurs par la péréquation du prix des bracelets et en revenir à une chasse traditionnelle bien tolérée avec le monde agricole, il se trouve, que la solidarité interdépartemental se trouve en situation d'échec, comment faire comprendre à nos voisins de la nécessité de casser ces sociétés de chasse, véritables exploitants agricoles de viande, quand les décideurs sont les profiteurs.


Notre président, vient de voir à l'échelon national, l'abandon d'un mandat, pour la région il devra en tirer les conséquences, et se consacrer à sa Meuse avec tout le talent et l'énergie dont il sait faire étalage. D'accord pour faire le ménage chez nous, à condition de ne pas subir la pollution des voisins.


L'éditorial http://www.fdc54.com/index.php?page=003  issu de la page d'accueil de la FDC54 a lui aussi retenu notre attention.


Sur la forme, nous ne pouvons que rejoindre l'esprit du commentaire, mais quand on sait que la FDC54 est à l'origine de la création de l'atelier de traitement du site d'ATTON, que son vice-président en est le président il ne faut pas se plaindre que le site fédératif considéré comme tel étant partie prenante, soit également pris pour cible par des moyens que nous ne pouvons approuver mais comprendre.


On se moque des gens est surtout des exploitants considérés comme corvéables et à rançonner par certains chasseurs, car pour les autres, ils participent sans profiter.


Il a été tué 8500 sangliers dans ce département apprenons nous, pas de quoi monter un atelier de découpe, sinon de spéculer sur le département voisin de la Meuse aux 19371 sangliers prélevés pour alimenter « la chaudière » et dont l'épicentre de cette surabondance se trouve précisément dans le secteur de la forêt de la Reine et comme par hasard où œuvre le vice-président fédératif.


Nous savons qu'un entretien a eu lieu depuis entre des exploitants agricoles et des représentants du site d'Atton.


Nous avons appris, nous ayant été dit, que le tir d'été constituait une motivation pour alimenter cet atelier : une douce plaisanterie. Pour être trés poli.

Discuter c'est notre let-motif, en Meuse le président Michel Thomas l'a fait, mais lui, a pris des engagements visant à diminuer les dégâts sangliers et surtout la facture dégâts dont le département souffre avec prés de 2 350 000 euros en 2008 et 2 850 000 € de prévisionnel en 2009.


Notre président a le dos au mur, le prix des bracelets explose lui aussi à prés de 100 € taxe ha incluse, les chasseurs désertent, les sociétés sont au bord de l'asphyxie, certaines envisagent d'arrêter, l'heure est grave si on ne diminue pas de moitié les effectifs actuels.

Avec 8500 en 54, répétons-le, c'est différent.


Nous ne pourrions que conseiller à la FDC54 de mettre une sourdine aux conclusions de son édito, quelques sangliers éventuellement empoisonnés ne sont pas une catastrophe, bien que nous aussi condamnons toute idée d'empoisonnement.


Nous maintenons, que le sanglier doit se gérer par le fusil, mais à condition qu'il le soit réellement, et qu'il ne soit pas fait semblant.


Si certains exploitants sont conduits aujourd'hui au désespoir, voir leurs champs ravagés, à qui la faute ??? En premier aux chasseurs et en second à leur fédération de chasseurs, les coupables se sont eux, ils ont armé les bras vengeurs. A eux de le comprendre.


Parce que nos exploitants ne sont pas si méchants que cela, s'ils voulaient vraiment empoisonner les sangliers, quelques bidons d'un produit bien connu à seulement quelques places d'agrainage repérées, et ce n'est pas un, mais tous les sangliers qui seraient out.


L'usine d'Atton aura bien du souci ce jour là, les actionnaires mais aussi la banque.

Quand à la justice, elle n'a pas pouvoir de ressusciter les morts.


Alors, s'il vous plait, revenez tous raisonnables, revenez à la vraie chasse, refaites ami ami avec les exploitants, parce que vous êtes, nous sommes tous condamnés à vivre ensemble et donc à gérer ensemble la faune sauvage, et surtout ne leur faites pas prendre les vessies pour des lanternes, parce que trompés..... ce sera pire.

Si nous petites sociétés, voulons continuer à vivre correctement, conserver au sanglier tout son esprit, lutter contre ces dérives : c'est notre condition de survie.

Et aussi ...

4000 tonnes de sangliers dans les " frigos"
La viande de sanglier se vend mal.
Son abondance est telle, qu'hier on achetait, maintenant on" reçoit" la venaison des chasseurs ne sachant Plus quoi en faire.

La crise économique en rajoute.
Nous étions hier une quarantaine à parler du sujet.
L'un des intervenants avait assisté à une conférence organisée par Villette Viande le plus important collecteur de viande de gibier.

Entre autres sujets, ce dernier aurait indiqué que les chambres froides regorgeaient de carcasses invendues pour un total de 4000 tonnes, dont le coût de maintenance en chambre froide dépassait les 23 000 euros mensuels.

Il a été évoqué le site d'Atton, trés certainement des soucis dans le futur face à un marché en plein marasme.

Pour rééquilibrer ce dernier, il n'est d'autre solution de faire comme pour le pétrole, diminuer les quotas de production.

Tout le monde y gagnera.

Par ailleurs, ont été évoqué les noms de quelques sociétés participantes à ce site d'Atton, mais aussi de celles qui plus prudentes préférent rester à Villette Viande.

Si les densités sangliers baissent, ce collecteur sera sans risques, à chacun son métier.

En ces temps de crise, l'intégration verticale n'est plus de mise.