Plan National de maîtrise du sanglier

LOISEY-CULEY : Blog officiel de l'ACCA



Plan national de maîtrise du sanglier Un cadre d’actions techniques pour agir au plan départemental
Arrivé sur notre messagerie de divers sources, nous l'avons étudié.

Il recouvre un état général des lieux, de bonnes approches, mais aucune finition permettant de croire à une réelle efficacité dans sa finalité.

Il porte en lui les germes de ce qui constitue l'échec actuel de la gestion du sanglier tant à l'échelon départemental que national, pour une raison toute simple, conçu à l'aide des personnes ayant failli volontairement dans leurs missions et s'appuyant sur elles pour en résoudre les effets, difficile de croire à sa réussite, puisqu'au surplus va être ajouté la lourdeur administrative, les commissions " dudule" et autres moyens échappatoires, afin d'amener à l'échec cet outil pour en faire porter cette fois la responsabilité à l'administration.

Bien mieux, les rédacteurs semblent ignorer ce qu'est réellement la pratique de la chasse en battue, l'état d'esprit des adjudicataires et de leurs actionnaires, celui des autres composantes à savoir les ACCA et petites sociétés communales et privées, et pire encore la méconnaissance de l'espèce sangliers qu'ils prétendent réguler aujourd'hui pour ne pas l'avoir fait hier.

Autant de contradictions, mais aussi de mauvaises foi, parce qu'il sera difficile de nous faire croire que les chasseurs élus ayant participé à cette mise en place, soient des ignares, à coup sur des manoeuvriers, laissant la main là où ils ne veulent pas la mettre, ce serait leur faire injure de penser qu'eux ne connaissent pas le sanglier, trop bien même pour conduire l'administration sur des impasses.

Comment par exemple s'appuyer sur certaines fédérations du genre FDC 54 dont certains des dirigeants sont du plus mauvais exemple en matière de régulation.
Au mieux, pour réussir faudrait-il les dessaisir du dossier pour recouvrer une marge de manoeuvre sans fils à la patte.

En Meuse, notre président Michel Thomas a eu le mérite depuis depuis au moins trois ans, d'une excellente clairvoyance, il ne peut lui être reproché d'avoir tiré la sonnette d'alarme. Nous en sommes témoins directs. Il fut le premier a prêcher des quotas objectifs maximum de prélèvements au début de 5/100 ha ensuite de 7 à 10 ce qui semble une fourchette tout à fait acceptable, quand on sait que certaines sociétés dépassent les 25/30/100 ha dans des massifs eux-mêmes à 18/20/100ha, dégâts à la clés.

Notre président est un pragmatique. Pour lui, le retour à la normale c'est 50% de moins que la situation actuelle, le retour à des taux de prélèvements départementaux de 5 ans en arrière. C'est ce qu'il nous a dit en AG

C'est simple comme tout.

Alors pourquoi ce dérapage en Meuse, tout simplement rapport au système actuel, celui proche de toute la mécanique envisagée par ce plan national, des commissions, des petits copains, chacun veut bien que l'effort soit consenti mais chez le voisin, il se trouve toujours une bonne raison ou un bon moyen pour y parvenir.

Quant aux rapports et statistiques, bien souvent ils n'existent en réalité que dans l'imaginaire virtuel, ou seulement dans quelques petites entités de chasse ayant quelques bracelets, heureuses d'en grapiller un par ici ou là.

Seule la facture dégats est bien réelle.

Mais le prix des bracelets, se trouve être du ressort de l'AG de la FDCM55 donc soumis au vote et l'on sait que la vox populi n'est pas toujours orientée vers la gestion mais la démagogie.

Si le bracelet avait été vendu à juste prix dans la perspective des dégâts à payer il aurait du s'afficher à 2 350 000 euros de dégâts pour 19371 bracelets prélevés à 122 € minimum de quoi faire réfléchir.

Notre président fait confiance, et on " le roule dans la farine" par exemple du coté de Montiers sur Saulx ou de Commercy.

Plus de sangliers, plus de bracelets, des adjudications qui flambent au bénéficie des forestiers dont l'ONF se trouve être le premier d'entre eux, de la chasse business, tout cela sur le dos des exploitants agricoles en termes de dégâts et des autres chasseurs des petites sociétés tenus de participer à cette " solidarité" dans un premier temps bénéfique mais ensuite catastrophique quand la facture finale arrive.

Le prix actuel du bracelet à 100 € environ, et peut être encore plus cher demain si l'hémorragie se poursuit, va précipiter de nombreux chasseurs vers la retraite anticipée, des sociétés à disparaître, des bois recherchant locataires, c'est déjà commencé, actuellement certaines équipes sont dans une phase de tentative de négociation amiable avec leurs propriétaires, pour ne plus payer les locations voir obtenir des subventions afin de financer l'inflation galopante du prix des bracelets.

Mais que les grosse cylindrées, ne s'y trompent pas, certains de leurs actionnaires hier dépassant sans compter à la chasse, sont aussi touchés par la crise économique actuelle facteur aggravant de celle du sanglier. Tel artisan chasseur, dont le chiffre d'affaires a perdu 30% devra tot ou tard en tirer les conclusions si dans un premier temps il tentera encore de vivre au-dessus de ses moyens.

Sur tout cela, le plan national ne répond en fait en rien à l'attente pressée formulée.

S'il entend exprimer une efficacité il doit s'appuyer sur les chasseurs pour agir avec leurs fusils, cela c'est le bon choix.
Eliminer totalement certains dirigeants des décisions à prendre sous peine de se voir abuser. Ils trouveront toujours le moyen de tricher pour masquer la réalité.

En clair, il faut laisser à la seule administration préfectorale avec le président de la fédération comptable des deniers de cette dernière à travers la facture dégâts le choix des décisions à prendre.
Aux chasseurs d'appliquer, ou d'abdiquer.

Voici le "gras du morceau" pour solutionner cette crise, extrait des mesures proposées par ce plan, en rouge notre avis:

8 - Pratiquer une chasse efficace

Mots clé : épargne, pression de chasse, tir efficace, réduction d'effectif, SDGC

Contexte et question posée :

La croissance exponentielle des effectifs du sanglier en France résulte en grande partie de la très forte dynamique de l'espèce. L'application de règles d'épargne (respect intégral des laies reproductrices, réduction du nombre de jours de chasse hebdomadaires, contraintes pour l'organisation des battues, portion de territoires non chassés érigés en sanctuaires,...) a conduit naturellement à la progression des effectifs et s'oppose à leur réduction rapide quand celle ci est indispensable.

Solutions techniques proposées :

dans le cadre du SDGC, libérer l'exercice de la chasse dans le temps (nombre de jours de chasse autorisés), dans l'espace (chasse dans les réserves et espaces protégés) et en pratique (contraintes sur les battues);Il existe actuellement 2 jours de chasse autorisés par semaine. Les chasseurs, ont d'autres occupations ne leur permettant pas de chasser plus souvent sauf quelques uns. Il faut supprimer tous les grands lots de chasse, particulièrement ceux fusionnés conduisant à des " conglomérats de plusieurs milliers d'hectares et à la création de réserves volontaires ou de fait. En cassant une unité de 3000 ha en trois lots de 1000 ha par exemple, vous avez d'un coté une équipe de chasse et de l'autre 3 équipes, le gibier sera traqué trois fois en même temps s'il est imposé un jour commun de chasse type : le dimanche et voir un autre jour optionnel libre à la demande.

sur les points noirs, imposer un plan de prélèvement adapté sur le plan quantitatif et structuré par catégorie d'âge (en pratique, par catégorie de masse corporelle) dans un ratio «jeunes sur total prélevé» inférieur à 0.5. Le «curseur» permettant de distinguer les jeunes animaux est fixé localement comme égal à la masse corporelle des animaux de moins de un an en période de chasse;Ici la méconnaissance du sanglier apparaît. Espèce fonctionnant en régime matriarcal, il faut au contraire préserver la grande laie meneuse facile à repérer et à localiser ( une grande laie c'est 36 mois et 44 dents) un sanglier de 60 kgs n'est nullement un adulte c'est un jeune d'un an. Il faut tirer tout ce qui suit la bête de téte, gros ou petit, la meneuse tuée la compagnie va se diviser en plusieurs, les jeunes laies sont encore plus prolifiques que les grandes. Le mal sera encore pire. Une grande laie de 85/90 kilos ne bouge plus en poids, un sanglier de 60 kilos évolue de 5 kgs par mois bien nourri. Ainsi le 40 kilos de l'ouverture deviendra le 60 kgs 4 mois plus tard.

amener, par une communication ciblée et répétée, le responsable de la chasse :
à adapter ses pratiques de chasse à l'objectif général pour une efficacité maximale de son action individuelle ;
à préconiser un tir dans toutes les classes d'âge;
à démystifier la gravité du tir d'une femelle de plus de un an dans un contexte d'augmentation des effectifs; au contraire, le tir de reproducteurs est indispensable y compris pour stabiliser les effectifs;
à définir ou redéfinir la notion d'éthique de chasse derrière laquelle se retranchent de nombreux responsables de chasse pour limiter le tir des animaux adultes. Tout cela est du bla bla si l'on adopte la formule ci-dessus. Un reproducteur aujourd'hui n'est plus seulement un sanglier authentiquement adulte, ils sont même très rares ( moyenne de vie d'un sanglier : 2 ans en chasse alors que sa durée de vie approche les 10 ans dans la nature), mais de jeunes à partir de 8 mois bien nourris. Donc en fait on doit tout tirer sauf la bête de tête. Quant aux maquins, ils sont isolés, parfois confondus en fin de saison avec une grosse laie prête à mettre bas.
Ces règles sont à appliquer en tenant compte du zonage des risques.

Maintenant quid de l'affaire: les sanctions pour ceux se moquant éperdument de ramener les populations de leur zone de chasse et donc de leurs massif à un taux normal ???

Des bracelets supplémentaires ? toujours l'inflation...

Nous l'avons toujours dit, le prix des bracelets doit être en concordance avec le taux effectif de prélèvement. Pourquoi celui prélevant 7 à l'ha /100 paiera presque le même prix que celui à 20/100. Pour s'en convaincre il suffit de regarder le tableau concerné.

Il nous a été invoqué le fait que si le prix des bracelets progressait avec le taux de prélèvement, les sociétés tueraient moins pour rester en-deçà.

Alors pourquoi pas utiliser l'argument supréme: la péréquation inversée du prix des bracelets.

Toucher au porte feuille est sans contexte le plus payant.




L'étau se resserre.
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Les nouveaux permis saison 2009/2010 arrivent,
accompagnés de la lettre fédérale.



Elle nous apporte satisfaction, répondant en cela aux préoccupations de notre président Michel Thomas.

Toutefois, pourrions observer, il nous est parlé du nombre de chasseurs en Meuse, sans doute faudrait-il préciser prenant leur permis en Meuse, à l'image de certains de nos adhérents habitant un département extérieur, ayant habituellement le permis national , et auxquels nous avons conseillé puisque ne chassant qu'en Meuse d'y prendre leur permis départemental.

Le sanglier en Meuse, il est rappelé que 19 371 animaux ont été prélevés en 2008 pour des demandes initiales 2009 établies à 18 500, c'est à dire en retrait, le sanglier lui aussi ferait-il retraite ?? alors que l'on nous annonce prés de 26 700 attributions d'office.
Baisser le prix du bracelet, voila une un motivation profonde, pour ce faire il faut aussi baisser les populations et les dégâts associés.

La chasse individuelle conduisant au tir d'été mérite bien une formation. L'ACCA Loisey-Culey privilégie ce mode de chasse depuis sa création, c'est développé dans son règlement de chasse, car le pratiquant est livré à lui-même et doit de ce fait être encadré. Les avantages sont nombreux. De vrais chasseurs, patrouillant et observant toute l'année ou presque à l'invers des chasseurs de battues. Très valable pour gérer le chevreuil et accessoirement le sanglier quand les blés ou mais sont en lait.

Lettre ouverte et pétition, était-il utile de développer ce sujet concernant " une poignée d'agriculteurs" et une " poignée correspondante d'adjudicataires" quand on sait que depuis les uns et les autres se sont donnés une poignée de mains, conscients que ce qui était fait ne devait pas l'être et que dorénavant, c'est devant qu'il fallait regarder.
Parce qu'à tout prendre l'adjudicataire ayant du 20/100 quand on lui parle maintenant de réduire la vitesse à 7/100 n'a pas davantage la main propre.

Dans la rubrique "Comités Techniques Locaux" précisément la lumiére présidentielle nous apparaît ou réapparaît c'est selon, car il y a maintenant 3 ans que nous suivons le président dans cette démarche.

L'objectif du schéma départemental sera de 7/8 100 ha. C'est clair et net.

Le constat est clair " les populations de sangliers restent importantes et le tableau de l'année passée ne les a pas tellement entamées, comme certains l'affirment"

Et le président de poursuivre: "les chasses qui prélèvent plus de 12 à 15 sangliers 100ha depuis plusieurs années, obligent à prendre des mesures encore plus draconiennes"

Quand on sait que parfois à l'échelon du massif c'est presque du 20 /100ha cela signifie que certaines chasses sont à plus voir 25 et 30.

Notre président, devra montrer le poing sur la table pour intimer à ces gens que leurs pratiques conduisent la chasse à sa perte et que finalement ce sont des parasites vivant sur le dos des autres chasseurs par le biais de bracelets sur-cotés et sur celui des exploitants agricoles considérés comme garde manger.

Très sincèrement, une orientation pareille on en redemande, et d'urgence.

Ramener la chasse à sa vocation.