Une vraie chasse , se gére au quotidien .

LOISEY-CULEY : Blog officiel de l'ACCA




Être président de société de chasse ACCA n'a rien de commun avec celui d'une domaniale, où la plaine n'existe pas et ses nombreux problèmes.
Il faut organiser les équipes pour l'entretien de la chasse et des lignes en particulier.
L'autre n'organise que les battues et surveille ses agrainoirs ou nourisseurs c'est selon.
Actuellement 4 chasseurs de l'ACCA se relaient tous les soirs, à l'affût du sanglier.
Un seul tiré courrant encore, difficile à la pénombre.
Le tableau brocard d'été avance tout doucement : 3 sur 7.
Il eut pu aller plus vite et sans doute terminé, si nos " amateurs" n'étaient devenus exigeants quant au choix de leurs tirs.
La n'est pas l'objet, il ne s'agit pas d'une course de vitesse, mais de cueillir au bon moment et pas seulement les belles têtes réservées à plus tard et en nombre limité.
L'avantage de ces affûts étant de respirer à pleins poumons vers les 22 heures, dans le calme à l'écoute et l'observation, quelle différence avec certains chasseurs à la même heure calés dans un fauteuil devant leur TV attendant le mois d'octobre pour le rond des battues.
Deux mondes.



Le juste prix.


Gouverner c'est prévoir.

D'abord ses propres affaires, avant de prétendre gérer celle des autres.

C'est ce que nous avions dit l'an dernier en juin, à notre jeune conseiller de banque lorsque nous avons décidé, sur notre flair, le retrait de nos produits sensibles.

Nous lui avions même indiqué entre autres, devant sa résistance, qu'un peu de cheveux gris lui donnerait plus d'allure, alors qu'il s'étonnait de notre décision, tous les clignotants étant encore au vert.

Sa hiérarchie, nous avait même appelé le lendemain pour s'enquérir du bien fondé de nos choix et surtout du peu de considération apporté à notre interlocuteur de la veille.

Les événements devaient nous donner hélas (pour les autres) raison.

Dans un autre domaine, celui de la chasse, très perturbé par la surabondance de sangliers, il est à craindre que « la bulle n'éclate aussi » en fait, elle a déjà commencé sauf que le plus grand nombre n'en est pas pour l'instant conscient.

Nous avons toujours dit, depuis le début que la finance aurait le dernier mot.

Nombre de chasseurs, se laissent bercer le soir de la fermeture, certains en oubliant de « graisser le fusil », ont donné au printemps un acompte, attendent la suite pour solder leur part. et revivre le jour de l'ouverture.

Sauf que présentement la suite c'est la valse à mille temps.

Tout d'abord la fédération confrontée au paiement des factures dégâts.


Ensuite les présidents de sociétés de chasse, bombant le torse, heureux d'annoncer à leurs amis X sangliers au plan de tir, motivation du toujours plus, mais serrant les dents quant après avoir établi des budgets prévisionnels en tapant dans les réserves de la caisse, pour ne pas augmenter les prix d'un plaisir qui lui se trouve en inflation, il est entrevu des bracelets encore plus chers et surtout des réattributions d'office, destinées à la fois : contribuer renflouer la caisse fédérale et baisser le niveau des populations sangliers, pour en arriver à des seuils admissibles et compatibles avec les équilibres agro-cynégétiques mais fait nouveau découvert un peu tardivement : les équilibres financiers.


Lorsqu'un processus irréversible est enclenché, tout s'enchaine.


Certaines sociétés pleurent auprès de leurs bailleurs, afin de suspendre ou réduire les locations contractées.
La caisse est vidée de ses réserves, différent en cela les inévitables hausses du montant des parts de chasse.
Il est tenté de vendre la venaison, alors que les cours sont au plus bas avec des normes d'hygiène drastique entrainant des investissements en chambre froide et autres frais.
Les actionnaires ou sociétaires, quittent discrètement le bateau, tel descend d'un cran vers une société moins prolixe en plan de tir, mais financièrement plus accessible.
Certains ne sont pas encore au terme de leurs surprises, quand les décomptes vont arriver, que la part prévue à X se retrouve 10 ou 30% plus chère. Sans doute ayant versé l'acompte iront-ils au terme ou se replieront vers une demi-part en attendant de partir définitivement en fin de saison.

Que l'on ne s'y trompe pas, les bailleurs ne renonceront pas aux produits des locations, cautions bancaires obligent.

Eux resteront en bout de piste, et les copains d'hier, heureux « de la belle chasse aux sangliers » vont subitement devenir abonnés absents avec toutes excuses » légitimes ».

Si dans un passé encore récent, les listes d'attente de ces belles chasses, affichaient complet, le vieillissement inéluctable du monde de la chasse, le non renouvellement par les jeunes à cause de ces facteurs mais aussi de la découverte d'autres plaisirs cette fois en compagnie de femmes et enfants, et surtout des effets de la crise, ont renvoyé les dites listes au rang des pieux souvenirs.

Actuellement les parts de chasse se coupent en demi, voir en quart ou tout simplement en zéro absolu.

Tout comme dans la récente crise financière, le plus dur n'est pas encore arrivé, c'est en cours mais se verra mieux prochainement.

Que pourrions-nous conseiller ? Et là nous pensons à certains de nos amis, car pour nous c'est déjà fait.

Ne pas taper dans les réserves des caisses de société quand elles existent encore, bien au contraire les conforter. Economiser pendant qu'il en est encore temps.

Il se dit souvent, qu'une réserve de trésorerie n'a pas vocation à devenir « banque » rappelons-nous la fable de la Fontaine : la cigale et la fourmi, le chasseur est trop souvent cigale par vocation.

Réévaluer au cours du jour le prix des parts avec les derniers chiffres (prix des bracelets et attributions définitives).

Récupérer quand c'est encore possible des actionnaires de l'étage du dessus, mieux vaut en avoir 3 de plus parce que demain, ce sera 3 de moins.

Et, ne pas oublier, descendre le niveau prélèvements futurs aux 100 ha en tapant vraiment fort une fois pour toutes, cette année.

Assurance vie de pouvoir continuer à chasser tranquille.

Parce que poser des clôtures électriques va pour une année, pas vocation à perpétuité. Ni d'ailleurs que toutes contraintes nouvelles dont l'avenir venaison.


Moins il y en aura, mieux ce sera. La boucherie de plein aura vécue et la vraie chasse ressuscitée.

Lorsque la spirale descendra, il sera temps d'ajuster et de se souvenir qu'une réserve financière sert parfois.